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Planet Nine : son existence remise en question par une nouvelle étude

Planet Nine suscite l’intérêt des astronomes depuis plusieurs années maintenant, mais personne n’a encore réussi à prouver son existence. Une étude propose une autre théorie pour expliquer les anomalies gravitationnelles détectées chez les corps détachés.

Certains d’entre vous le savent sans doute, mais les astronomes ont longtemps considéré que le système solaire comprenait pas moins de neuf planètes différentes.

Planet Nine

Tout a cependant changé en 2006 lorsque l’UAI a pris la décision de reléguer Pluton au statut de planète naine en raison de sa faible taille.

Planet Nine, une neuvième planète située aux abords de notre système ?

À l’heure actuelle, notre système compte donc huit planètes différentes, à savoir Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Toutefois, certains astronomes pensent qu’une neuvième planète immense et massive se cacherait aux confins du système solaire.

En 2015, alors qu’ils étaient en train d’étudier plusieurs corps situés dans la ceinture de Kuiper, Michael Brown et Konstantin Batygin ont relevé plusieurs points communs dans leur orbite, des points communs ne pouvant pas s’expliquer par l’attraction gravitationnelle de notre étoile en raison de la distance les séparant de cette dernière.

Après avoir poussé plus loin leurs investigations et élaboré plusieurs modèles informatiques, les chercheurs en sont venus à la conclusion que ces corps se trouvaient potentiellement sous l’affluence d’un objet dont la taille et la masse équivaudraient à dix fois celle de notre propre planète.

Planet Nine était né et cette dernière a fait l’objet de nombreuses études durant les années suivantes. Le mois dernier, une équipe d’astronome a même remis une pièce dans la machine en repérant de nouvelles incohérences au niveau de l’orbite d’un astéroïde se trouvait dans la région ultrapériphérique du système solaire : 2015 BP 519.

En modélisant son orbite, Juliette Becker et son équipe en sont venues à la conclusion que ce corps pouvait potentiellement se trouver sous l’affluence d’un objet très massif situé lui aussi en périphérie du système.

Une histoire de piles

En dépit de ces diverses pistes, personne n’a cependant été en mesure de localiser cette neuvième planète et de prouver ainsi son existence.

L’Université du Colorado à Boulder a donc monté une équipe afin de mener l’enquête et cette dernière a développé une autre théorie pour expliquer les anomalies relevées sur les objets détachés et donc sur les corps situés aux abords du système solaire.

Comme l’indique Ann-Marie Madigan, la directrice adjointe de l’université, les anomalies orbitales ne concernent pas seulement une poignée de corps. En réalité, tous les objets situés au-delà de l’orbite de Neptune présentent des incohérences et c’est précisément ce qui rend leur étude fascinante.

Sedna fait partie de ces corps. Découvert en 2003, ce dernier se trouve en effet à des millions de kilomètres de notre étoile et il a ainsi besoin de 11 000 années pour compléter sa période orbitale. Plus étonnant encore, il décrit une orbite circulaire le plaçant loin de Neptune ou de n’importe quel autre corps susceptible de le perturber.

Jason Fleisig, un étudiant de premier cycle en astrophysique, s’intéresse beaucoup à ces objets détachés et il était en train de développer de nouvelles simulations informatiques lorsqu’il a remarqué ce qu’il a lui-même décrit comme un empilement d’orbites d’objets plus petits situés d’un côté de notre étoile, des orbites s’écrasant vraisemblablement dans le corps le plus gros et poussant ainsi leur orbite à prendre une forme plus circulaire.

Ann-Marie Madigan a confirmé sa découverte et les deux chercheurs pensent ainsi que les corps situés en périphérie de notre système pourraient très bien s’influencer les uns les autres, ce qui expliquerait finalement les nombreuses anomalies repérées au niveau de leurs orbites.

Si cette théorie s’avère exacte, alors cette découverte permettrait d’expliquer toutes les incohérences soulignées par les astronomes sans avoir forcément besoin d’intégrer Planet Nine à l’équation.

Madigan et Fleisig ont exposé leurs recherches à la 232e réunion de l’American Astronomical Society, mais elles n’ont pas encore fait l’objet de discussions et leurs conclusions sont donc à prendre avec prudence.

Fred

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