Playboy a laissé tomber sa plainte contre Boing Boing

Playboy a abandonné son action en justice pour violation de droits d’auteur contre le site d’information Boing Boing. Cette décision a été prise après que le tribunal du district central de Californie ait rejeté les demandes de l’entreprise de presse masculine.

Playboy a déposé sa plainte auprès du tribunal californien le 18 janvier 2018. La société a accusé Happy Mutants LLC, l’entreprise derrière Boing Boing d’avoir enfreint le droit d’auteur.

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Cela concernait notamment un reportage sur une collection historique de pages centrales de Playboy. Le tribunal a rejeté les demandes initiales de Playboy, mais lui a donné la permission de déposer une nouvelle plainte. Dans une déclaration faite à Ars Technica et publiée plus tard sur Twitter, Playboy a déclaré qu’il ne « renverrait pas de plainte modifiée pour le moment. »

Selon Playboy, son différend avec Boing Boing concerne « une partie (Boing Boing) profitant volontairement de la violation de la propriété intellectuelle d’une autre (Playboy). »

Retour sur le procès intenté par Playboy contre Boing Boing

Cette affaire a débuté lorsque Playboy a intenté un procès accusant Boing Boing de violation de droits d’auteur pour avoir publié une collection historique de pages centrales de Playboy et avoir créé un lien vers un site tiers. La demande de Playboy a été rejetée et le tribunal a à la place proposé de déposer une autre plainte.

La date limite pour le dépôt de cette nouvelle plainte est passée cette semaine et Playboy a finalement publié une déclaration suggérant que l’affaire n’aura pas suite. L’Electronic Frontier Foundation, qui a été active dans la critique de l’affaire Playboy, a déclaré que le rejet et l’abandon de la plainte étaient une « victoire pour le journalisme et l’utilisation équitable. »

La plainte de Playboy est-elle justifiée ?

« Il est difficile de comprendre pourquoi Playboy a voulu porter cette affaire en justice, attaquant ainsi un petit site web qui n’avait finalement ni téléchargé ni hébergé de contenus illicites. » a déclaré l’EFF. Tout le monde est également perplexe quant à la raison pour laquelle Playboy semble si mécontent que le post de Boing Boing soit toujours disponible alors que les liens à l’origine de la plainte ont été supprimés.

Quoi qu’il en soit, le fait est que le site Boing Boing ne représente aucune menace envers une entreprise de l’envergure de Playboy. Que Playboy ait donc laissé traîner cette histoire pendant deux ans semble quelque peu ridicule. De plus, on peut dire que ce procès qui reste à ce jour injustifié n’a nullement été bénéfique pour Playboy.

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