Clicky

PlayStation 5 : vers une manette avec écran tactile ? Sony dépose un brevet

Mais que nous prépare Sony ? Le constructeur a déposé un brevet pour une manette PlayStation dotée d’un écran tactile. C’est du moins ce que l’on découvre à la lecture d’une nouvelle entrée sur le site officiel du Bureau américain en charge des dépôts de brevets (USPTO). Le brevet, déposé le 16 octobre dernier par le constructeur, a fait l’objet de bien des discussions sur le forum américain Reddit, où toutes les spéculations sont permises. Faut-il y voir le signe d’une DualShock 5 semblable au contrôleur tactile de feu la Wii U ? Possible, mais il est clair que prendre tout cela avec de grosses pincettes est un pré-requis indispensable en l’état. Les dépôts de brevets laissés lettres mortes sont en effet plus que courants.

Dans la description du projet de Sony, mention est en tout cas faite d’un besoin en dispositifs et méthodes « permettant une interactivité plus poussée avec le gameplay« . Reste à savoir si l’intégration d’une dalle tactile à une manette est une bonne idée.

Sony a déposé un brevet pour une manette PlayStation dotée d’un écran tactile. Faut-il y voir une illustration des projets du constructeur nippon pour sa future PS5 ? Début de réponse attendu à l’horizon 2020.

C’est en tout cas ce que semble croire la section R&D du constructeur, qui décrit un pad comportant « un écran tactile positionné sur la surface supérieure [de la manette]« . D’après les informations partagées par la firme, la DualShock 5 (si tant est que l’on parle bien de la manette propre à la prochaine console de Sony, et non d’une simple mise à jour matérielle de l’actuel pad PS4), reprendrait visiblement une silhouette semblable à celle de la DualShock 4, mais en remplaçant le pavé tactile (complètement inutile dans une large majorité des jeux) par un écran tactile dont la taille n’est toutefois pas spécifiée.

Le tactile pour console de salon : un pari risqué

Bien évidemment, cette information n’est pas sans rappeler les déboires de Nintendo et de sa Wii U. La console, qui restera probablement la plus mal-aimée des machines commercialisées par le Big N (avec peut-être le Virtual Boy, lancé en 1995), n’aura pas réussi à séduire les joueurs et ce malgré son concept novateur et un GamePad doté en son centre d’une dalle tactile de 6,2 pouces (dont la définition ne dépassait cependant pas les 480p).

Souvent mal exploité dans les titres issus de développeurs et éditeurs tiers, l’écran tactile du contrôleur de la Wii U n’avait pas su faire la différence. Récemment, Reggie Fils-Aimé (la figure de proue de Nintendo of America) revenait sur l’échec de la console, lancée en 2012, et pointait que les retours des joueurs avaient forcé Nintendo à une remise en cause ayant conduit au développement fructueux de la Switch, qui soufflera sa seconde bougie début 2019. « Sans la Wii U, nous n’aurions pas eu la Switch », avait-il assuré pour l’occasion.

Clairement, il faudra voir comment Sony décide de mener sa barque en la matière avant de crier au loup.

Crédit illustration : Ionut Necula / Unsplash