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PlayStation VR : Sony déplore une concurrence faiblarde

Sony est le numéro 1 sur le marché de la VR et la firme n’en tire ni joie, ni gloire. Il faut dire que gagner une compétition lorsqu’on est pratiquement seul en lice n’a rien d’un motif de satisfaction, et Sony l’a parfaitement compris.

Interrogé par deux journalistes de Reuters à l’occasion du Tokyo Game Show, Andrew House (encore lui) a eu l’occasion de donner son point de vue sur la position dominante de sa firme sur le secteur naissant de la réalité virtuelle. Et à en croire ses dires, Sony ne serait pas contre une concurrence plus féroce de la part d’Oculus et de HTC – bien que la branche VR de ce dernier se trouve potentiellement dans une situation un peu délicate.

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En position de force sur le marché de la réalité virtuelle avec son PlayStation VR, Sony semble d’humeur apathique. La raison ? Un manque certain de concurrence

Reste que tant pour l’amour propre de Sony que pour le marché, il serait effectivement bon que les différents acteurs du secteur se réveillent et se livrent enfin une concurrence digne de ce nom. A l’heure actuelle, le domaine de la VR reste essentiellement articulé autour de trois principaux protagonistes : Oculus, HTC, Sony et leurs Rift, Vive et PSVR respectifs ; auxquels viennent difficilement se greffer quelques offres supplémentaires (Pico Goblin, Samsung Gear VR, Google Daydream View…).

De la nécessité de dynamiser un marché mollasson

« Je ne suis pas entièrement à l’aise avec l’idée d’être le leader du marché VR compte tenu de la marge que nous observons actuellement (…). Sur un nouveau marché comme celui-ci, nous aimerions une variété de plateformes performantes qui permettraient un essor de ce secteur et créeraient de l’audience ». Voilà ce que déclare Andrew House lorsqu’on lui demande son avis sur l’actuelle position de Sony en la matière.

On notera sa volonté de créer de l’audience et de cohabiter sur le marché avec des concurrents plus dynamiques. Si l’on suit le raisonnement d’Andrew House, seule une saine compétition permettrait à la réalité virtuelle de véritablement se faire une place dans le foyer du consommateur lambda.

Un dogme qui se tient et qui donnerait probablement lieu à une baisse des prix sur le long terme. Avec des tarifs moins élevés, nul doute que la VR parviendrait enfin à se créer un plus large public.

Nathan

Breton (presque) pure souche, Nathan est un nerd mordu d'Histoire avec un grand H et de Rock avec un grand R. Selon lui, en matière de musique, plus c'est vieux... mieux c'est.