Les premières versions de Pokémon sont responsables de la mort de plusieurs enfants

C’est en 1996 que sont sorties les toutes premières versions de Pokémon au Japon, Rouge et Verte. Quelques temps après, les États-Unis et l’Europe ont eux aussi succombé à la vague Pokémon, avec les versions Rouge et Bleue, pas totalement identiques aux originales. En effet, on y trouve quelques changements, notamment du côté des musiques du jeu et tout particulièrement de celle de la ville de Lavanville, une petite bourgade que l’on visite à un certain moment du jeu.

La raison de ce curieux changement serait à chercher du côté d’une curieuse histoire qui s’est déroulée au Japon peu de temps après la sortie du jeu : une vague de suicides chez les enfants de moins de 12 ans.

Fantôme Pokémon

Quand des enfants deviennent fous

Notre histoire démarre donc peu de temps après la sortie de Pokémon Rouge et Vert. Le succès est là, les ventes sont bonnes, et c’est alors que l’on entend parler d’enfants qui se suicident, des enfants âgés de moins de 12 ans et qui choisissent pour la plupart des morts violentes comme la défenestration ou la pendaison.

Au total, c’est environ 200 enfants qui sont victimes de cette tendance macabre. Fort heureusement, certains sont arrêtés au bon moment, et on découvre alors le point commun qui réunissaient tous ces malheureux : le jeu Pokémon auquel ils ont tous joué.

Un jeu qui devient alors un sujet qu’il faudra éviter devant les enfants rescapés puisqu’ils semblent devenir fous lorsqu’il est évoqué. Que peut-il bien y avoir de si terrifiant dans Pokémon Rouge et Vert ?

L’affaire est d’autant plus étrange que tous les enfants ne sont pas touchés par le phénomène : aucun effet ne semble être ressenti chez la plupart des autres joueurs, bien qu’on trouve parmi eux des enfants atteints de vomissements et évanouissements.

Un développeur du jeu en cause

Une enquête est ouverte et, rapidement, elle permet de remonter jusqu’à un certain développeur du jeu, un homme qui n’a que peu contribué à Pokémon et qui n’a pas souhaité apparaître dans les crédits.

L’homme en question voulait absolument modifier l’une des musiques du jeu, et sa requête a fini par être acceptée : la musique de Pokémon que vous connaissez a été écrite par Junichi Masuda, mais l’une d’elle a été modifié par le développeur évoqué précédemment, celle de la ville de Lavanville, qui diffère donc sur les jeux originaux.

Pourtant, lorsque l’on compare les deux versions, elles semblent identiques à première vue. Les différences sont à chercher du côté de certaines fréquences inaudibles aux personnes du plus de 12 ans et qui peuvent avoir des effets secondaires si on les écoute avec des écouteurs.

Des effets secondaires comme des vomissements, des évanouissements ou même la folie.

Ces effets n’étaient pas ceux recherchés par notre développeur qui était en réalité un ardent défenseur de l’ancien empire japonais et qui souhaitait le voir renaître de ses cendres. Il a alors étudié l’influence du son chez les êtres humains et a conçu son « arme » : le projet Pokémon semblait être le moyen idéal de la propager.

Cette musique, il l’a testée sur son propre fils alors âgé d’une dizaine d’années. Chaque nuit, lorsque ce dernier s’endormait, son père lui faisait écouter la fameuse musique, jusqu’au jour où un drame est survenu.

L’enfant s’est réveillé et, après avoir gravé sur sa poitrine des kanjis symbolisant l’empire, il est sorti dans la rue avant de se faire renverser par une voiture, mourant sur le coup.

Peu avant la sortie du jeu, le développeur anonyme a été retrouvé pendu dans une forêt. Il a laissé une lettre à sa femme expliquant son geste, avouant sa responsabilité dans la création de ce nouvel empire qu’il ne verra jamais, et qui ne verra jamais le jour non plus : son « œuvre » n’aura finalement pas eu l’effet escompté, comme on a pu le constater. Cette lettre n’a pas été dévoilée aussitôt et il aura ainsi fallu attendre un peu avant de faire la lumière sur cette affaire.

Un Pokémon mystérieux

L’histoire pourrait s’arrêter là, mais ce serait oublier certains détails des plus troublants.

La fameuse ville de Lavanville dont il est question ici cache un bâtiment que les joueurs connaissent bien : la Tour Pokémon, un cimetière où reposent les corps des monstres une fois passés de vie à trépas. Si l’on peut rencontrer des fantômes dans ce bâtiment, il en est un que l’on peut également rencontrer à un autre endroit du jeu.

Ce Pokémon ne peut apparaître qu’à une certaine case bien précise du jeu, perdue dans un petit champ de hautes herbes à l’est de Céladopole. Ce Pokémon porte le nom 731 et possède au départ le même sprite que les fantômes. Un sprite qui se met cependant à clignoter après quelques secondes…

Ce sprite affiche alors des images rapidement. Un enregistrement et un ralentissement des images a permis d’identifier plusieurs de ces images.

L’une d’elle montre les fameux kanjis représentant l’empire japonais, mais deux autres sont beaucoup plus troublantes puisque ce sont en fait deux photos, en très basse résolution bien évidemment.

La première photo montre un bâtiment dont l’identité peut être dévoilée en fouillant un peu plus dans l’histoire du Japon. Quant à savoir où chercher, c’est la deuxième photo qui nous permet de nous aiguiller : un homme portant un masque chirurgical, penché au-dessus de ce qui semble être un corps humain.

C’est alors que l’on peut faire le lien entre tout ça. L’homme de la dernière photo travaillait probablement dans le bâtiment de la première qui n’est autre que l’endroit où ont eu lieu des expériences sur les êtres humains durant la seconde guerre mondiale. Une unité était tout particulièrement chargée d’expérimenter les effets du son : l’unité 731.

Le fin mot de l’histoire

Cette histoire est bien évidemment un gros canular, une histoire glauque que l’on appelle creepypasta. Avec Fred, on s’est dit que c’était un bon moyen de fêter Halloween comme il se doit.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas, les creepypastas sont des canulars qui utilisent des sujets particulièrement bien connus, comme ici Pokémon. L’idée est de raconter une histoire qui tient la route, avec des détails troublants puisque proches de la réalité.

En effet, si l’on fouille un peu (pas besoin d’aller très loin rassurez-vous), on se rend compte que l’unité 731, par exemple, a bel et bien existé : si officiellement ce n’était pas du tout ça, on sait qu’il s’agissait en fait d’une unité chargée de faire des expérimentations humaines, sur des personnes vivantes et surtout conscientes. Des trucs bien dégueulasses, donc.

Par ailleurs, si vous cherchez de véritables histoires de vomissements et évanouissements liés à Pokémon au Japon, vous en trouverez : un épisode de l’animé a été censuré en dehors du Japon car ayant provoqué ces mêmes symptômes suite à des images un peu trop clignotantes et vives.

En ce qui concerne les enfants morts et le développeur anonyme, ce sont bien sûr des détails inventés.

Par contre, là où ce creepypasta est très fort, c’est qu’il utilise un autre fait réel : au Japon, Pokémon Rouge et Vert sont bien sortis et nous n’avons nous jamais eu droit à la version Verte. Par rapport aux jeux auxquels nous avons pu jouer, il y a effectivement quelques différences.

De plus, les Pokémon spéciaux existent dans les premières versions : on connaît notamment très bien Missingno qui est un bug apparaissant suite à une certaine série d’actions. L’hypothèse du Pokémon 731 est donc a priori plausible, d’autant plus que l’explication la plus répandue pour affirmer qu’il ne peut pas avoir existé est qu’il n’y avait que 255 numéros possibles pour les Pokémon à cette époque. Seulement voila, 731 n’était pas son numéro mais bien son nom.

Alors, où est la vérité ? Avez-vous trouvé le Pokémon 731 ?

Pour finir, on vous laisse avec la musique qui a fait tant parler d’elle, le fameux thème de Lavanville. Si vous ne connaissiez pas, vous pourrez constater que ce n’est pas pour rien que c’est cette musique qui a été choisie pour établir tout ce canular…

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