Pompéi menacé par des bombes de la Seconde Guerre Mondiale ?

Vers 500 av. J.-C., la cité romaine de Pompéi commençait à se dresser dans la baie de Naples, juste au sud du mont Vésuve. Durant son apogée, la ville était animée, équipée d’un amphithéâtre, de temples d’Apollon et de Vénus, de stands de restauration rapide au bord de la mer, etc.

Toutefois, le 24 août 79, elle a sombré sous la lave provenant de l’éruption du Vésuve. Une grande partie des habitants n’y ont pas survécu.

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Durant la Seconde Guerre mondiale, la région d’Italie a également été la cible d’attaques aériennes. La plupart des bombes ont explosé juste après leur largage. Toutefois, il y en a qui n’ont pas éclaté. Certaines d’entre elles ont été localisées et désactivées. Par contre, d’autres ont détoné avant même d’être extraites.

Certaines bombes dormantes de Pompéi n’ont pas encore été localisées. Elles seraient enfouies sous le site archéologique de l’ancienne ville romaine.

Au moins dix bombes dormantes sous Pompéi ?

D’après Il Fatto Quotidiano, 165 bombes ont été larguées sur Pompéi lors de neuf raids aériens différents menés en en août 1943. Selon le journal italien, qui a interrogé, des archéologues et d’autres experts, 96 d’entre elles ont été retrouvées. Au moins dix bombes qui n’ont pas encore été désactivées seraient encore enfouies sous cette zone.

En 1986, Antonio De Simone, professeur d’archéologie à l’Université Suor Orsola Benincasa de Naples, a fait partie d’une équipe qui a extrait des bombes à Pompéi. « Nous étions là avec nos ciseaux et nos pelles, soulevant lentement une poignée de terre à la fois, et tout à coup nous avons trouvé les bombes, sous nos pieds », a-t-il raconté à Il Fatto. « Elles étaient deux. L’une d’elles avait déjà explosé et avait été réduite à des fragments. L’autre, malheureusement, n’avait pas encore explosé. Elle était parfaitement intacte. »

Un tiers du site n’a pas encore été excavé

Il Fatto a publié une carte de bombardement datant de l’époque. Toutefois, les experts n’arrivent pas à localiser les bombes dormantes avec précision. Cela rend la recherche difficile et dangereuse. De plus, seulement deux tiers de la surface du site archéologique ont été excavés.

« Il n’y a aucun risque pour les visiteurs », a néanmoins assuré le musée local via son site web. « Le site a régulièrement élaboré le projet de récupération, qui est réalisé par l’armée. La remise en état des surfaces a été effectuée par mètre carré. »

Les vestiges de la ville ont été enfouis sous des sédiments volcaniques durant des siècles. Ils ont ainsi été protégés des intempéries et des pillages. Ils ont été redécouverts au XVIIe siècle.

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