Pornhub contraint de supprimer des vidéos de revenge porn aux Philippines

Pornhub a souvent déclaré que le revenge porn n’avait pas sa place sur sa plateforme, mais la réalité des faits est comme souvent très différente. Si la firme applique effectivement une politique de tolérance zéro pour ces contenus, il est cependant très difficile de faire le tri lorsqu’on dispose d’un catalogue composé de centaines de milliers de vidéos.

Preuve en est, la semaine dernière, aux Philippines, les autorités ont été obligées de contacter directement l’entreprise canadienne pour lui demander de procéder à la suppression de plusieurs vidéos mettant en scène un couple de lycéens.

Revenge Porn

Crédits Pixabay

Les vidéos en question montraient en effet un lycéen et une lycéenne d’une école privée de la province de Cagayan en train d’avoir des rapports sexuels.

Pornhub mêlé à une affaire de revenge porn

D’après le communiqué publié par la police, l’affaire aurait commencé avec une plainte déposée par le père de l’étudiante. Une étudiante âgée de seulement dix-sept ans.

Ce dernier s’est en effet rendu au commissariat le plus proche de chez lui pour déposer plainte contre l’ex-petit ami de sa fille pour vidéo-voyeurisme, violation de la loi sur la pédo-pornographie et, en prime, violence à l’égard des femmes.

Toujours selon le communiqué, un communiqué relayé par l’Inquirer, le père aurait commencé par contacter le National Bureau of Investigation (un service de renseignement philippin, ndlr) pour faire avancer les choses. Ce dernier aurait ensuite pris contact avec Pornhub pour lui exposer les faits et demander à la plateforme de procéder à la suppression des vidéos incriminées. Cette dernière s’est bien entendu exécutée et les séquences montrant le couple ont été supprimées de son catalogue dans la foulée.

Les vidéos ont été rapidement supprimées

L’enquête, elle, est toujours en cours. Si l’on en croit les premières conclusions des enquêteurs, ce serait le petit ami de la lycéenne qui serait à l’origine de la publication de ces vidéos. Âgé de 16 ans, il risque donc de faire l’objet de poursuites.

Selon Ritchel Tesoro, l’enquêtrice principale, le lycéen risque de faire face à plusieurs chefs d’accusation. En outre, les personnes qui ont partagé ou conservé les vidéos sont aussi susceptibles de faire l’objet de poursuites.

La police philippine a d’ailleurs profité de l’occasion pour lancer une alerte sur les réseaux sociaux et rappeler les peines encourues pour la publication, transmission ou même distribution de contenus pédo-pornographiques.

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