Pour améliorer Siri, Apple embauche l’ancien boss de l’IA de Google

Soucieux de corriger le tir en matière d’intelligence artificielle, Apple vient de débaucher John Giannandrea, l’ancien responsable de l’IA de Google. Employé émérite, il avait notamment participé activement à l’élaboration des technologies à l’origine du Google Assistant.

Cette embauche n’a toutefois rien d’un hasard pour la firme de Cupertino, qui cherche depuis quelques semaines à se constituer une équipe de choc capable de remettre Siri (son assistant personnel) sur les rails. Apple, qui compte en effet beaucoup sur la domotique et sur son HomePod ces derniers temps, doit faire avec certaines remarques assez désagréables au sujet de son IA – et du retard technologique que cette dernière affiche face à la concurrence immédiate de Google et d’Amazon. C’est donc avec du sang neuf que la marque à la pomme espère combler ses lacunes dans ce secteur spécifique. Un pari qui pourrait s’avérer payant.

En vue d’améliorer son assistant personnel Siri, un peu à la traîne vis-à-vis de la concurrence, Apple vient de recruter John Giannandrea, l’ancien directeur de l’IA de Google.

Nous en parlions hier, le groupe recrute massivement pour améliorer son assistant personnel. Il s’agit donc d’un véritable phénomène de fond du côté de Cupertino et non d’un simple un recrutement isolé. Avec John Giannandrea à la tête d’une équipe flambant neuve, constituée d’ingénieurs chevronnés, nul doute que Siri saura remonter la pente au cours des prochains mois.

John Giannandrea, le spécialiste de l’IA qui n’aura pas eu à pointer chez Pôle Emploi

L’ingénieur n’a pas vraiment été disponible très longtemps sur le marché du travail. Comme le laisse entendre le New York Times, John Giannandrea aurait été contacté en amont par Apple… qui a visiblement su lui faire une offre qui ne se refuse pas. Une offre qui irait chercher dans les huit chiffres annuels, visiblement suffisante pour convaincre l’intéressé de passer à l’ennemi.

Reste qu’il devra faire avec un contexte moins propice à l’IA que chez Google. Conséquence de sa politique visant à ne pas exploiter les données personnelles de ses clients (et à anonymiser les informations nécessaires au bon fonctionnement d’une intelligence artificielle), Apple profite d’un champ d’action plus restreint que son concurrent de Mountain View. C’est d’ailleurs l’une des causes principales du retard de Siri sur le marché. Un retard que Giannandrea devra combler tout en respectant l’actuel leitmotiv de Tim Cook : « Notre technologie doit être insufflée des valeurs qui nous tiennent à cœur » a-t-il déclaré.

Pas question donc de faire dans l’utilisation massive des données personnelles. D’autant plus qu’à l’heure actuelle, ça ferait mauvais genre…