Pour Tim Cook les nouveaux iPhone sont abordables, il coûteraient seulement « un dollar par jour »

Tim Cook était hier l’invité de Robin Roberts sur l’émission Good Morning America. L’occasion pour le patron d’Apple de faire un peu de pub pour ses prochains iPhone et d’assurer que ces derniers ne sont en réalité pas si chers que ça. Pour appuyer sa thèse, l’intéressé expliquait notamment qu’en achetant un nouvel iPhone chez un opérateur, à la faveur d’un abonnement dont le prix et les modalités d’engagement non toutefois pas été abordés, ce dernier ne reviendrait pas à plus « d’un dollar par jour« .

Un argumentaire derrière lequel l’homme d’affaires s’était déjà retranché il y a presque un an jour pour jour, sur le même plateau, alors qu’il lui fallait défendre le prix de l’iPhone X, qui venait d’être annoncé aux États-Unis à près de 1000 dollars.

Tim Cook s’est exprimé sur le prix de ses nouveaux iPhone et, selon lui, ces derniers restent abordables… Ils ne reviendraient en réalité qu’à payer un dollar par jour.

« En fait, la plupart des gens se tournent vers leur opérateur pour avoir un abonnement mensuel. Même sur un smartphone vendu à plus de 1000 dollars, les gens payent en général 30 dollars par mois. Donc ça revient à près d’un dollar par jour« , a-t-il déclaré hier matin avant d’embrayer sur un autre argument, éventuellement plus convaincant : « Quand on y réfléchit, les smartphones ont remplacé les caméscopes, les baladeurs MP3, les lecteurs de vidéos. Ils ont remplacé l’ensemble de ces appareils. Donc, indiscutablement, ce produit est très important et nous savons que les gens veulent avoir l’appareil le plus innovant du marché. Ce n’est pas quelque chose que l’on peut faire au rabais« , assure-t-il.

« Nous ne voulons pas être le plus gros [acteur du marché], nous voulons être le meilleur« 

Au cours de son interview, le patron d’Apple a également précisé que sa marque voulait être la « meilleure« . Des ambitions vieilles comme le monde chez Apple qui, en haussant chaque année un peu plus le tarif de ses iPhone, soigne son image de marque et capitalise sur son statut de pourvoyeur en produits high-tech « de luxe ». Un statut que la concurrence, même la plus solide, a du mal à égaler.

Cependant, pour conserver une image classieuse aux États-Unis, encore faut-il afficher sa ferveur patriotique ainsi que son soutien à l’économie locale. Surtout dans l’Amérique de Donald Trump. Un exercice délicat quand on fabrique l’essentiel de ses produits en Chine.

« Les iPhone sont assemblés en Chine« , a tout d’abord admis Tim Cook. « Mais leurs composants viennent de partout dans le monde, dont certains des États-Unis. Le verre vient du Kentucky, les puces proviennent des États-Unis et bien sûr toute la R&D est entièrement faite sur le sol américain« , a-t-il plaidé en ajoutant que taxer les iPhone (Tim Cook faisait allusion aux taxes que Donald Trump voudrait imposer aux produits assemblés en Chine), ne serait « pas une si bonne chose pour les États-Unis« .

« De mon point de vue Apple n’aurait pas pu être fondé ailleurs qu’aux États-Unis », a-t-il indiqué lorsque Robin Roberts faisait allusion à l’excellente santé d’Apple en bourse (la firme vient de passer les 1000 milliards de capitalisation boursière, une première pour une marque américaine). 

« Nous sommes une entreprise profondément américaine. Nous ressentons une responsabilité colossale d’aider notre pays et nous le faisons en créant de l’emploi. Nous avons créé 2 millions de postes aux États-Unis et nous voulons faire plus encore », a conclu Tim Cook sur ce dossier, en précisant être « optimiste » quant à la résolution prochaine – et à l’amiable – des différents commerciaux qui opposent actuellement la Chine et les États-Unis… ou du moins la Chine et l’administration Trump, avec laquelle Tim Cook a semble-t-il appris à conjuguer. Son discours en atteste.

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