Sony Xperia ZU & Sony SmartWatch 2 : mes premières impressions

Sony a organisé hier matin une grande conférence de presse pour présenter officiellement son Xperia ZU, sa SmartWatch 2 et deux ou trois autres bricoles en prime. Le soir même, la division mobile du géant nippon a convié des blogueurs et des journalistes à une petite sauterie entièrement dédiée à ces nouveaux produits. Je faisais justement partie de la liste des invités et j’ai donc eu l’occasion de jouer pendant quelques minutes avec le ZU, certes, mais également avec le SBH2 et la nouvelle SmartWatch 2. Plutôt sympathique, c’est certain, et vous allez pouvoir découvrir un peu plus bas mes premières impressions au sujet des nouveautés Sony ainsi qu’une petite vidéo en prime.

La soirée a commencé avec une prise de parole de David Mignot (Président de Sony Mobile France) et de Laurent La Rocca (Directeur Marketing de Sony Mobile France). David Mignot est revenu sur toutes les annonces du premier semestre de l’année, et notamment sur l’arrivée du Xperia Z sur le marché. Un Xperia Z qui a été très bien accueilli par le grand public et qui continue à se vendre. Si bien que Sony a vu ses parts de marché augmenter, passant ainsi de 7% à 10% en France en quelques mois.

Sony Xperia ZU : le Togari en démonstration

Le Sony Xperia ZU est la toute première « phablette » produite par Sony.

Ensuite, c’est Laurent La Rocca qui est monté sur scène pour présenter le dernier-né des laboratoires de Sony, soit le Xperia ZU. Un terminal très impressionnant, qui profite de finitions extrêmement soignées et sur lequel nous reviendrons un peu plus bas dans l’article. Le Directeur Marketing de Sony a ensuite présenté la Smart Watch 2 et c’est après une brève séance de questions / réponses que nous avons pu passer aux choses sérieuses, et prendre ainsi en main toutes les nouveautés dévoilées durant la conférence de presse du matin.

Sony Xperia ZU : une première « phablette » qui en impose

Il faut être très clair, et parfaitement direct, les « phablettes » n’ont jamais été mon truc. Je peux comprendre que certains ne jurent que par ces terminaux, mais ces derniers m’ont toujours laissé très perplexe en raison de leur taille et de leur encombrement. Je n’étais donc pas spécialement excité à l’idée de poser mes mains sur le Xperia ZU.

La première chose à savoir, à son sujet, c’est qu’il a été conçu comme le Xperia Z et il pourra parfaitement être immergé dans l’eau. Attention cependant car le bougre n’est pas insubmersible pour autant. En réalité, il vaudra mieux éviter de le laisser dans l’eau plus d’une demie-heure, et ne pas le descendre à plus d’un mètre de profondeur. Concernant ses spécifications techniques, et bien on peut rappeler qu’il profite d’un écran de 6.44 pouces offrant une définition Full HD et qu’il est animé par un processeur Qualcomm Snapdragon 800 cadencé à 2.2 Ghz. Ce dernier est épaulé par un Adreno 330 et par 2 Go de mémoire vive. L’espace de stockage, quant à lui, démarre à 16 Go mais les fins connaisseurs apprécieront la présence d’un port pour cartes micro SD.

Le terminal pourra compter sur une batterie de 3.000 mAh qui devrait lui conférer jusqu’à 5 heures d’autonomie en lecture de vidéos et 14 heures en communication. Il s’agit là des chiffres donnés par le constructeur, il faudra attendre d’avoir le ZU en test pour savoir ce qu’il en est réellement. Sinon, et bien sachez que si le dispositif embarque un capteur de 8 mégapixels, Sony a fait l’impasse sur le Flash.

Passons maintenant à mes impressions personnelles, et donc subjectives.

Très clairement, le Sony Xperia ZU m’a fait l’effet d’une claque. L’appareil est beau, racé et il profite de finitions exemplaires. Le constructeur a opté pour deux plaques de verre trempé placées de chaque côté du terminal, des plaques de verre qui sont séparées par une bordure en aluminium qui en fait le tour. Sony a opté pour des matériaux résistants aux chocs et aux déformations, c’est un choix plutôt judicieux si l’on considère les 6.5 mm d’épaisseur du ZU. Un smartphone plus fin, c’est aussi un smartphone plus fragile et on comprend donc pourquoi la firme a opté pour ce type de matériaux.

Les boutons sont situés sur la tranche droite de l’appareil. En dehors de celui qui est dévolu à la mise sous tension de l’appareil, on trouvera ainsi les deux boutons dédiés au contrôle du volume. Plus haut, nous pourrons également mettre la main sur le port pour cartes micro SD ainsi que sur la prise jack de l’appareil. De l’autre côté, et donc sur la tranche gauche, nous pourrons mettre la main sur le connecteur et sur la prise micro USB, une prise dissimulée par une languette qu’il faudra ôter de son logement.

Niveau logiciel, on retrouve la surcouche Sony, ses fonctions et ses différentes applications. Il y a cependant plusieurs détails qui ont retenu mon attention :

  • Applications Walkman, Albums, Films : Ces dernières ne se contenteront plus d’afficher le contenu multimédia stocké en local, elles vous permettront d’atteindre tous les fichiers hébergés dans le « cloud ». Walkman, par exemple, pourra se connecter à votre compte Deezer ou Spotify et même vous permettre de faire des recherches intégrant ces différents supports.
  • Design & ergonomie : Les applications citées un peu plus haut profitent toutes d’une interface et d’une ergonomie très recherchée, et qui n’a absolument rien à envier à ce que propose la concurrence. Les albums, par exemple, sont aussi agréables à utiliser que l’application Photo intégrée à iOS 7. Il en va d’ailleurs de même pour les autres applications développées par Sony.
  • Compatibilité avec n’importe quel crayon, ou stylo : Contrairement aux Galaxy Note, le Xperia ZU n’est pas vendu avec un stylet. Ce n’est cependant pas un problème puisque son écran tactile fonctionne avec n’importe quel crayon et n’importe quel stylo, à partir du moment où ces derniers sont équipés d’une mine métallique.

Téléphoner avec une « phablette », ce n’est pas facile, et encore moins lorsqu’on se trouve dans les transports en commun. Sony a eu la très bonne idée de concevoir un accessoire très malin : le combiné SBH52. Pour faire simple, ce dernier se présente comme un petit dispositif équipé d’un clip, un dispositif que vous pourrez attacher au col de votre veste et qui embarque à la fois un micro et un haut-parleur. Lorsque vos proches vous appelleront sur votre ZU, vous pourrez donc l’utiliser comme combiné et vous n’aurez donc pas à sortir votre terminal de votre poche pour prendre l’appel.

Sony Xperia ZU : vu de face, en main

Le Sony Xperia ZU tenu en main, vu de face. Il impressionne avec son écran de 6.44 pouces.

Si vous le souhaitez, vous pourrez également brancher un casque sur la prise jack embarquée et transformer ainsi le SBH52 en lecteur MP3 d’appoint. Ce dernier ira récupérer toutes les musiques stockés sur votre appareil et vous pourrez même profiter de son Tuner FM intégré.

Pas mal, mais Sony aurait sans doute pu pousser le concept un peu plus loin. En intégrant quelques capteurs supplémentaires, la firme aurait ainsi pu produire un dispositif comparable à ce que l’on trouve chez Fitbit et tous les autres accessoiristes officiant sur le secteur de la santé et du fitness. Et avec un soupçon de reconnaissance vocale derrière, nous aurions obtenu un appareil encore plus complet, et encore plus séduisant.

Mes impressions au sujet du Xperia ZU sont très positives. C’est un bel appareil, qui devrait plaire à tous ceux qui sont très attentifs à l’allure de leur smartphone. Le moment est cependant venu de parler d’argent. Si le Xperia ZU sera commercialisé à la fin du mois de septembre, comme tous les autres produits mis en avant par Sony hier, il ne sera pas proposé en dessous des 729€. Le pire reste d’ailleurs à venir car le SBH52 sera proposé en option à 119€. On obtient donc un total de 848€, soit le prix d’un bon ordinateur portable.

Sony SmartWatch 2 : en mode montre

La Sony SmartWatch 2 est parfaitement en mesure… d’afficher l’heure. Ouf, nous voilà sauvés…

Sony SmartWatch 2 : le retour de la montre connectée

Sony est présent sur le secteur des montres connectées depuis quelques annes maintenant et la firme a même été l’un des pionniers du jour. David Mignot n’a d’ailleurs pas manqué de le rappeler lors de son allocution, non sans faire un pied de nez à ses concurrents.

La première SmartWatch était un produit intéressant, c’est un fait, mais elle souffrait d’un certain nombre de défauts assez gênants, à commencer par une autonomie limitée et une connectivité pas toujours des plus stables. Ce nouveau modèle vient corriger tous les défauts de sa grande soeur. Désormais, la connexion entre la montre et notre smartphone pourra se faire par NFC, en plus du Bluetooth. Les ingénieurs de Sony ont également intégré au dispositif une batterie plus autonome. Bien qu’aucune mesure n’ait été prise, l’autonomie de la SmartWatch 2 devrait ainsi atteindre 4 ou 5 jours. Il faudra cependant attendre les premiers retours des utilisateurs pour en avoir la certitude.

L’écran LCD de 1.6 pouces devrait également offrir une meilleure lisibilité, y compris en plein soleil. Notons d’ailleurs qu’il propose une définition correcte (220×176) et qu’il s’avère plutôt réactif. Autre particularité importante, la SmartWatch 2 profite du même traitement que le Xperia Z et que le Xperia ZU. Il sera donc parfaitement possible de l’immerger, à condition de ne pas descendre en dessous d’un mètre de profondeur, et de ne pas la laisser à l’eau plus d’une demie heure. Vous pourrez donc aller faire vos longueurs à la piscine du coin sans craindre pour votre montre.

Sony SmartWatch 2 : en mode montre connectée

Et oui, on retrouve une vraie version d’Android sur la SmartWatch 2, avec la possibilité d’installer des applications si on le désire.

Notons en outre que cette dernière intègre une version spécialement optimisée d’Android. Elle proposera un certain nombre de fonctionnalités et elle vous permettra de recevoir vos appels, de lire vos SMS, de relever vos notifications, de piloter l’appareil photo de votre smartphone à distance et même d’accéder à son GPS. Le connecteur, lui, joue la carte du micro USB et c’est une bonne chose puisque nous n’aurons plus à penser à prendre notre chargeur avec nous.

Au final, la SmartWatch 2 ne manque pas de charme mais il y a vraiment deux points qui m’ont beaucoup gêné : les finitions, qui font très plastique, et l’encombrement général du boitier. Malgré un poids tout léger (23 grammes), la montre est assez encombrante (41x41x9mm) et un temps d’adaptation sera donc nécessaire. Sinon, et bien sachez que la montre pourra être montée sur n’importe quel bracelet, vous aurez donc tout le loisir de le changer à votre guise.

Bon, et le prix alors ? La SmartWatch 2 avec bracelet plastique sera proposée fin septembre à 199€, contre 219€ pour la version avec le bracelet en cuir. Si vous décidez de vous acheter toute la panoplie, l’investissement se montera donc à 1.047€, au minimum. Mine de rien, ça fait un sacré investissement et c’est finalement le plus gros point noir de l’ensemble.

On termine avec une vidéo tournée dans des conditions pas faciles, mais qui vous permettra quand même de voir ces beaux joujoux en action.