Prendre un selfie avec Jean-Marie Le Pen peut coûter cher

Brahim Zaibat s’est fait remarquer en décembre 2015 en publiant sur les réseaux sociaux un étonnant selfie pris avec Jean-Marie Le Pen à bord d’un vol Paris-Nice. L’ancien président du Front National n’était cependant pas conscient et il était ainsi en train de dormir.

L’image a énormément tourné dans les heures suivant sa publication et elle a ainsi été reprise par de nombreux internautes et même par quelques personnalités très en vue.

Selfie Le Pen

Jean-Marie Le Pen n’a cependant pas apprécié la plaisanterie.

Un selfie un peu particulier

Une réaction assez logique compte tenu du contexte. La photo a en effet été prise la veille du second tour des régionales et elle était en outre accompagnée d’un message ne laissant planer aucun doute sur les intentions de l’artiste :

« Mettez-les KO demain en allant tous voter. Pour préserver notre France fraternelle !!! »

L’homme politique a donc décidé de porter plainte contre le danseur.

La cour d’appel de Paris a confirmé en fin de semaine dernière la condamnation de ce dernier. Du point de vue de la justice, ce fameux selfie a en effet enfreint l’intimité et la vie privée de l’homme politique. D’autant que ce dernier se trouvait dans un état de profond sommeil au moment des faits et donc dans l’incapacité de donner son accord ou même de manifester son désaccord.

En conséquence, la cour a condamné Brahim Zaibat à 3 000 € de dommages et intérêts provisionnels, une somme que l’accusé devra directement lui verser, pour atteinte à la vie privée et au droit à l’image.

3 000 € de dommages et intérêts

La condamnation est sévère, d’autant que l’accusé avait été condamné à seulement un euro de dommages et intérêts en première instance.

Il faut cependant signaler que Brahim Zaibat avait décidé à l’époque de faire appel, au motif que la décision impliquait également la suppression de la photo publiée sur ses différents profils sociaux.

À l’époque, le tribunal avait ainsi déterminé que si l’image présentait un caractère humoristique, elle avait cependant été utilisée pour faire passer un message politique tout en portant atteinte au droit exclusif dont l’homme politique dispose sur son image.

Toutefois, et contrairement à ce que prétendait l’ancien président du Front National, le tribunal avait également souligné que la photo n’était ni dégradante ni humiliante.

En attendant, l’image en question est toujours en ligne sur le compte Instagram de l’artiste.

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