Preview : Surface Pro 2

La Surface Pro 2 est disponible à l’achat depuis le début de la semaine. Pour fêter l’événement, Microsoft a convié plusieurs blogueurs et plusieurs journalistes à une soirée lundi dernier, soirée à laquelle votre humble serviteur a eu l’occasion d’être invité. J’en ai évidemment profité pour approcher l’agence en charge des affaires de la firme en France afin d’obtenir un exemplaire de test. Il semblerait que mes longues oeillades aient porté leurs fruits puisqu’un coursier est passé me déposer la bête hier en fin d’après-midi. Elle méritait bien une vidéo de déballage, et un article regroupant mes premières impressions à son sujet.

Si vous êtes fidèle au poste, vous devez savoir que tous mes tests sont systématiquement découpés en deux articles : une preview, ou prise en main, d’un côté, et un rapport complet de l’autre. Très concrètement, il faudra donc attendre la semaine prochaine pour avoir droit au test complet de la bête, un test qui se concentrera à la fois sur la tablette, et sur Windows 8.1.

Microsoft Surface Pro 2 : photo 1

La Surface Pro 2 et la Type Cover 2.

Caractéristiques Techniques

Comme certains d’entre vous le savent sans doute, la Surface Pro 2 se décline en quatre modèles distincts. Tout est expliqué sur cette page, mais sachez juste que ces modèles diffèrent en fonction de leur mémoire vive, de leur espace de stockage et… de leur prix. En ce qui me concerne, c’est le modèle de base qui m’a été fourni, et donc celui proposé à 899€.

Sous le capot, on a donc droit à :

  • Ecran 16:9 ClearType Full HD de 10.6 pouces.
  • Résolution de 1920×1080, intéraction tactile multipoint 10 points.
  • Processeur Intel Core i5 de 4ème génération.
  • 4 Go de mémoire vive.
  • 64 Go d’espace de stockage.
  • WiFi 802.11 a/b/g/n, Bluetooth 4.0.
  • Caméra HD 720p à l’arrière de la coque, et en façade.
  • Microsphone, haut-parleurs stéréo.
  • Capteur de luminosité ambiante, accéléromètre, gyroscope, magnétomètre.
  • Port USB 3.0, lecteur de carte micro SDXC, prise casque, port Mini DisplayPort.
  • Dimensions : 274.5 x 173 x 13.46 mm.
  • Poids : 907 grammes.

Microsoft a opté pour la microarchitecture Haswell, un choix qui se traduit par un gain de puissance et, surtout, par une meilleure autonomie. Si j’en crois ceux qui ont eu l’occasion de tester la première Surface Pro, cette dernière pouvait difficilement tenir plus de trois ou quatre heures sans recharge. Je n’ai pas terminé tous mes tests mais la Surface Pro 2 qui m’a été livrée a dépassé le cap des cinq heures avec le rétro-éclairage de la Type Cover 2 actif. Je n’ai effectivement pas beaucoup dormi cette nuit. Les joie de la parentalité. Les néologismes ont du bon parfois.

En utilisant une Power Cover et en comptant sur la batterie intégrée à la housse, la Surface Pro 2 devrait être en mesure de couvrir une journée de travail standard. Je vais cependant pousser un peu plus loin mes investigations pour le test de l’appareil.

La puissance de calcul de l’ardoise me semble plutôt confortable. Je n’ai déploré aucune latence durant ces quelques heures passées en sa compagnie, y compris en lançant une bonne dizaine d’applications différentes et en manipulant de gros fichiers, soit des photos en haute définition capturées par l’entremise de mon 100D. La qualité de l’écran m’a agréablement surpris, de même pour la réactivité du tactile et pour le son diffusé par les haut-parleurs intégrés. C’est souvent le point faible des terminaux nomade, mais la Surface Pro 2 s’en sort comme un chef.

Microsoft Surface Pro 2 : photo 2

Un petit zoom sur la touche sensitive de la Surface Pro 2.

Design & Ergonomie

La Surface Pro 2 est extrêmement compacte, mais assez lourde. Avec ses 907 grammes sur la balance, elle ne pèse que 100 grammes de moins que le MacBook Air 11 pouces. Cela ne pose pas de problème lorsque l’appareil est utilisé comme ultra-portable, mais c’est un peu plus gênant en mode tablette, à moins de passer sa vie au fond de son canapé, bien sûr.

Les finitions sont exemplaires. Surprenant ? Pas tant que ça puisqu’on retrouve la même qualité de conception que pour les premiers modèles. Tout le monde ne pensera pas forcément comme moi mais ces deux nouvelles Surface font de toute façon très haut de gamme, bien plus que certaines machines produites par Acer ou HP. Je pense notamment aux ElitePad ou même aux dernières Iconia qui font beaucoup plus « cheap », mais ce ne sont certainement pas les seuls.

J’ai bien aimé aussi le pied intégré à la coque, moins rigide que sur le premier modèle. Deux positions valent mieux qu’une. Ceci étant, et comme je l’ai déjà évoqué dans mes articles précédents, Microsoft aurait du aller encore plus loin. Tous les consommateurs n’ont pas la même taille et ils ne se tiennent pas non plus de la même façon. Même chose pour la hauteur des bureaux ou des tables. Et même si Microsoft a sans doute du faire pas mal d’études pour déterminer les angles optimaux de son pied, le système n’en reste pas moins très restrictif.

Passons maintenant à l’ergonomie de la bête.

Sur la tranche supérieure, nous trouverons le bouton de mise sous tension. Les contrôles du volume se trouvent pour leur part sur la tranche gauche, à côté de la prise casque et du port USB 3.0. De l’autre côté de la tablette, nous aurons le port pour cartes micro SDXC, la sortie Mini DisplayPort et le connecteur dédié à l’alimentation de la Surface Pro 2. Connecteur magnétique qui pourra également accueillir le stylet livré avec cette dernière.

Les caméras embarquées se situent de chaque côté de l’ardoise. Microsoft a également ajouté un bouton sensitif sous son écran, renvoyant vers l’écran d’accueil. Le connecteur utilisé par les « Covers » se trouve sur la tranche inférieure.

Le modèle qui m’a été prêté par Microsoft s’accompagne d’une Type Cover 2. Si cette dernière reprend exactement les mêmes caractéristiques et la même ergonomie que la première version de la housse, elle présente une différence de taille : ses touches sont rétro-éclairées. La firme a d’ailleurs ajouté à la barre de fonction du clavier deux touches permettant de régler l’intensité de la lumière.

En terme de confort de frappe, rien à dire, le Type Cover 2 est extrêmement agréable à utiliser. J’ai cependant beaucoup plus de mal avec le touchpad découpé à même la housse. Il est beaucoup trop petit à mon goût. Conséquence directe, il manque cruellement de précision. Pas très étonnant compte tenu du fait qu’il embarque également deux boutons et qu’il supporte en prime plusieurs gestes « multitouch ». Moralité, il vaudra mieux compter soit sur l’écran de l’appareil, soit sur une souris, en fonction de votre utilisation.

Microsoft Surface Pro 2 : photo 3

L’une des tranches de la Surface Pro 2.

Mise en Service

Avant de pouvoir utiliser la Surface Pro 2, il faut commencer par la configurer. Microsoft a ainsi mis au point un assistant qui nous prend par la main au premier démarrage de l’appareil. Point très positif, ce dernier est assez simple à appréhender. Presque aussi simple que celui des terminaux fonctionnant sous iOS ou Android.

Cet assistant se décompose en plusieurs étapes. Je ne les ai pas toutes en tête mais il faudra définir notre fuseau horaire, configurer notre réseau WiFi et bidouiller des paramètres optionnels. De ce côté là, deux choix s’offriront à nous : il sera évidemment possible de mettre les mains dans le cambouis, mais nous pourrons également opter pour une configuration rapide. Il y en aura donc pour tous les goûts et Mme Michu devrait s’en sortir sans trop de mauvaises surprises.

Ensuite, il faudra paramétrer notre compte Microsoft. Après avoir saisi notre identifiant et notre mot de passe, l’assistant nous proposera éventuellement de remonter une sauvegarde d’une autre machine. Là encore, il est difficile de ne pas penser à ce que proposent Google, ou Apple. Grâce à ce système, nous n’aurons plus besoin de nous prendre la tête à configurer notre machine, et notre écran d’accueil puisque tous nos paramètres habituels seront automatiquement récupérés par la machine. Pour les fichiers personnels, il sera toujours possible de s’orienter vers des solutions tierces comme SkyDrive, Dropbox ou Google Drive.

Ce n’est qu’une première étape pour Microsoft. La firme va continuer à travailler sur ses technologies « cloud » et les prochaines versions de son système d’exploitation iront encore plus loin.

Microsoft Surface Pro 2 : photo 4

Une autre tranche.

Premières Impressions

Elles sont bonnes, assurément. Je n’ai pas encore trouvé mes marques, mais la Surface Pro 2 m’a agréablement surpris jusqu’à présent. C’est un beau produit, certes, mais il est également très fonctionnel avec une ergonomie bien pensé et des performances qui semblent à la hauteur de mes attentes. J’ai un peu plus de réserves sur la Type Cover 2, et plus précisément sur son touchpad, mais un temps d’adaptation est peut-être nécessaire. On aura de toute façon l’occasion d’en reparler dans mon test complet, qui sera normalement publié en fin de semaine prochaine.

Si vous avez des questions, des remarques et des observations, les commentaires servent justement à ça. Je vous quitte avec ma vidéo de déballage, une vidéo qui met également en scène l’assistant évoqué un peu plus haut.