Prise en main de la Surface 3

Microsoft a présenté au mois de mars une nouvelle machine hybride pensée pour le grand public. La Surface 3 m’accompagne depuis une semaine maintenant et le moment est venu de dresser un rapide bilan de l’opération.

Mais avant d’aller plus loin, peut-être est-il préférable de replacer les choses dans leur contexte. La toute première Surface a été présentée en juin 2012 et elle se déclinait à l’époque en deux versions distinctes : la Surface Pro pour les professionnels et la Surface RT pour le grand public.

Surface 3 : photo 1

La Surface 3 avec son Type Cover.

Si les deux ardoises ne partageaient pas la même fiche technique, elles avaient aussi chacune droit à leur propre système d’exploitation. La seconde était ainsi propulsée par Windows RT et donc par une version allégée (limitée ?) de Windows 8.

Microsoft a conservé la même stratégie l’année suivante avec la Surface 2 et la Surface Pro 2 mais tout a changé avec la Surface Pro 3 et la Surface 3. Les deux tablettes sont effectivement livrées avec le même système d’exploitation, et donc avec Windows 8.1

Caractéristiques Techniques

Si vous passez souvent dans le coin, alors vous devez commencer à connaître la chanson. Pour commencer, nous allons nous pencher sur la fiche technique de la tablette.

La Surface 3 est un peu plus compacte que sa grande soeur et elle est ainsi pourvue d’un écran ClearType Full HD de 10,8 pouces. La dalle peut afficher du 1920×1280 (format 3:2), pour une densité de pixels de 213 ppp. Elle est aussi compatible avec le Surface Pen et le hasard fait d’ailleurs bien les choses parce qu’elle est livrée avec un stylet.

Côté processeur, il faudra compter sur une puce Intel Atom x7-Z8700 composé de quatre coeurs cadencés à 1,6 GHz, avec un Intel Burst pouvant atteindre les 2,4 GHz pour résoudre rapidement les calculs les plus complexes.

La quantité de mémoire vive embarquée dépend du modèle choisi. Microsoft propose deux grandes variantes : une avec 2 Go de RAM et 64 Go de stockage, une autre avec 4 Go de RAM et 128 Go de stockage.

C’est le second modèle qui m’a été confié durant cette semaine de test.

La connectivité n’est pas en reste. Si la tablette embarque une puce WiFi 802.11ac et une puce Bluetooth 4.0, on trouve aussi deux modèles équipés d’un modem 4G. Derrière, la belle embarque un port USB 3.0, un port Mini DisplayPort, un lecteur de cartes micro SD, un port Micro USB, une prise casque et un connecteur magnétique pour la housse clavier.

Mais qu’en est-il de la partie photo ? Là, on a un capteur principal de 8 millions de pixels et une caméra frontale de 3,5 millions de pixels. En toute franchise, j’aurais préféré l’inverse pour la visioconférence.

La capacité de la batterie n’est pas mentionnée sur la fiche technique de l’ardoise, mais Microsoft indique qu’elle peut tenir 10 heures en lecture vidéo. Nous aurons évidemment l’occasion d’aborder ce point un peu plus loin dans cette prise en main.

Enfin, sachez que la Surface 3 est assez compacte (267 x 187 x 8,7 mm), pour un poids fixé à 622 grammes. Elle intègre une batterie de capteurs, et plus précisément un capteur de lumière ambiante, un capteur de proximité, un accéléromètre, un gyroscope et un magnétomètre.

Son prix dépendra essentiellement du modèle choisi : 599 euros pour la Surface 3 64 Go ou 719 euros pour la Surface 3 128 Go. Les modèles 4G ne sont pas encore disponibles en pré-commande, malheureusement. Il faut aussi noter que la Type Cover n’est pas comprise dans le prix de vente.

Surface 3 : photo 2

Le Type Cover joue la carte du rétro-éclairage.

Surface 3 : photo 3

La Surface 3 vue de côté.

Surface 3 : photo 4

Le pied de la Surface 3. Trois positions possibles.

Packaging, Design & Ergonomie

La boite de la Surface 3 est volontairement dépouillée. Pas de visuels, pas de caractéristiques techniques, Microsoft a opté pour une approche très minimaliste.

Même chose pour son contenu, qui ne s’embarrasse pas d’accessoires superflus. En plus de la tablette, nous allons trouver un adaptateur secteur et un guide de démarrage rapide.

Microsoft a cependant eu la gentillesse de glisser un Surface Pen et une Type Cover dans le carton pour que je puisse profiter au mieux de l’ardoise. Un choix très judicieux.

La Surface 3 est agréable en main. Son boitier en magnésium est doux au toucher et les finitions sont admirables. La belle est à mille lieux de ce que proposent la plupart des machines hybrides du marché et elle m’a vraiment impressionné.

Ses lignes rappellent évidemment beaucoup celles de la Surface Pro 3 mais les deux machines ne sont pas identiques pour autant. Le pied de la petite ardoise ne peut ainsi prendre que trois positions.

Tous les ports sont placés sur la tranche droite. De haut en bas, on va trouver le port Mini DisplayPort, le port USB 3.0, le port pour cartes micro SD et la prise casque.

Le bouton d’alimentation et les deux boutons dévolus au contrôle du volume se trouvent sur la bordure supérieure.

Microsoft a aussi placé un bouton sensitif à droite de l’écran pour nous permettre de revenir rapidement sur l’accueil de Windows 8.1. L’ergonomie de la tablette est donc très proche de celle de la Pro 3.

Je sais que tout le monde ne pense pas comme moi mais j’accorde une place très importante au design et à l’ergonomie des produits qui me passent sous les mains. Pour moi, c’est un critère aussi important que l’écran, la puissance ou l’autonomie.

La Surface 3 ne m’a absolument pas déçu et c’est même tout le contraire. Elle est belle et elle est surtout très agréable à prendre en main.

Surface 3 : photo 7

Tous les boutons physiques sont placés sur la tranche supérieure.

Surface 3 : photo 6

Le port micro SD se trouve sous le pied de l’ardoise.

Surface 3 : photo 5

La connectique de la tablette. Complète.

Ecran, Puissance & Autonomie

Ce n’est pas un mystère, le positionnement de la Surface 3 n’est pas le même que celui de la Pro 3. La nouvelle tablette de Microsoft s’adresse avant tout aux utilisateurs nomades et à tous ceux qui sont à la recherche d’une solution flexible et versatile pour les accompagner dans le moindre de leur déplacement.

Son écran ne dépasse ainsi pas les 10,8 pouces et on est finalement sur un format très proche de celui de l’iPad. Conséquence directe, notre espace de travail est assez étroit. Le bon côté de la chose, cependant, c’est que la firme a opté pour un format en 3:2 avec une définition atteignant les 1920×1280. On a donc pas mal de place en hauteur.

Toutefois, si vous avez l’habitude de placer plusieurs fenêtres côte à côte, alors vous risquez de vous sentir un peu serré. Le bon côté de la chose, c’est que vous pourrez toujours brancher la tablette à un écran externe en vous appuyant sur son port Mini DisplayPort.

Passons maintenant à la puissance de calcul de la tablette.

Comme indiqué un peu plus haut, c’est le second modèle qui m’a été confié, soit celui embarquant 4 Go de mémoire vive et 128 Go de stockage. Le processeur, lui, ne change pas et il s’agit donc d’une puce Atom cadencée à 1,6 GHz.

Je ne vais pas vous mentir, la Surface 3 ne vous permettra pas de jouer au dernier Call of Duty. Dommage, hein ? Certes, et elle montrera rapidement ses limites sur 3D Studio Max, Maya et toutes ces solutions logicielles particulièrement gourmandes.

Ceci étant, elle sera tout à fait en mesure de faire tourner votre navigateur préféré et ses dizaines d’onglets, ou même votre Office 365. D’ailleurs, cela tombe bien car Microsoft offre un an d’abonnement gratuit à toutes les personnes qui achèteront une ardoise.

Je ne vous le cache pas, faute de temps, je n’ai pas pu procéder à des tests très poussés. Toutefois, j’ai pris le temps d’installer deux logiciels que j’utilise à peu près tous les jours : Photoshop et Lightroom. Je m’attendais au pire mais… la belle s’en est très bien sortie.

Alors bien sûr, si vous travaillez avec des PSD de plusieurs giga-octets, il vaudra mieux passer votre chemin et vous orienter vers la Surface Pro 3. En revanche, pour des retouches rapides, la Surface 3 suffira amplement.

Et cela vaut aussi pour les gros RAW, comme ceux de mon Nikon D810.

D’après le site de Microsoft, la Surface 3 serait capable de tenir pas moins de 10 heures avec une seule charge, et donc une grosse journée de travail. Tout dépendra de l’utilisation que vous en faites, bien sûr, mais il faut avouer qu’elle tient vraiment bien le choc.

Avec la luminosité poussée à fond, le WiFi, le Bluetooth, une dizaine d’onglets ouverts dans Chrome et Photoshop derrière, la batterie perd environ 5% de sa capacité toutes les heures. Il lui faudrait donc cinq heures pour se vider complètement.

En réduisant la luminosité de l’écran et en désactivant les services inutiles tout en faisant attention aux applications ouvertes, on peut tenir environ 8 heures avec une seule charge. C’est pas mal, d’autant que je n’ai pas eu la Surface 3 assez longtemps pour que la batterie soit rodée.

Surface 3 : photo 10

La tablette vue de profil.

Surface 3 : photo 9

La tablette est légère, on peut la tenir d’une seule main sans problème.

Surface 3 : photo 8

Le logo de Microsoft, forcément.

Premières Impressions

La Surface 3 est un appareil surprenant à plus d’un titre. Elle est jolie à regarder, avec des finitions extrêmement soignée. Microsoft n’a pas regardé à la dépense et la petite tablette tient sans difficulté la comparaison avec la Surface Pro 3.

En réalité, elles sont aussi élégantes l’une que l’autre et c’est d’autant plus impressionnant que l’on parle ici d’un produit proposé sous la barre des 600 euros pour sa version de base.

Mais le plus bel atout de la tablette, finalement, c’est son système d’exploitation. Grâce à Windows 8.1, vous pourrez faire tourner toutes vos applications habituelles, sans difficulté. Enfin à condition de ne pas vous montrer trop gourmands, bien sûr.

Bref, si vous êtes à la recherche d’un appareil nomade et versatile, alors vous pouvez foncer tête baissée sur la Surface 3.