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Prise en main du Honor 10 : un sérieux concurrent au OnePlus 6 ?

Dans son immense bonté, Honor nous a conviés hier à une conférence de presse organisée à Londres, au bord de la Tamise. L’occasion pour la filiale du géant chinois Huawei de nous présenter son Honor 10. Nous avons pu prendre en main l’appareil, et même plus, puisque la marque nous a confié un exemplaire de son dernier flagship. Il nous accompagne maintenant depuis quelques heures et si vous voulez avoir nos premières impressions sur la bête, vous êtes définitivement tombés au bon endroit.

Première chose à dire, le Honor 10 risque fort de vous rappeler un certain Huawei P20. Rien d’étonnant à cela, les terminaux Honor héritent souvent du design et des caractéristiques d’appareils estampillés Huawei. Est-ce un problème ? Chacun verra ça de sa fenêtre, mais l’on peut se mettre d’accord sur le fait qu’Honor est de toute façon plus attendu sur le rapport équipement / prix de ses produits que sur leur originalité.

Un smartphone haut de gamme à petit prix

Commençons par le commencement et par ce qui sautera en premier aux yeux des plus profanes d’entre nous : le look de ce nouveau smartphone. Nous l’avons dit, Honor reprend pour son Honor 10 les lignes du P20 sans faire aucune folie. On reste donc sur un format 18:9 agrémenté (si l’on peut dire) d’une encoche en haut de l’écran. De quoi en faire tousser certains, mais que voulez-vous c’est à la mode. Une chance, cette dernière est plus petite que celle de l’iPhone X, ce qui ne l’empêche malheureusement pas de sauter aux yeux. Il faudra s’en accommoder (ou la masquer en passant par les paramètres) pour profiter du mobile et apprécier le reste de sa plastique.

Et de ce côté le cousin germain du P20 fait forte impression. Fini le temps où Honor pouvait sembler à la traîne. À l’instar du récent View 10, on a ici droit à un vrai smartphone premium. Cela se sent tout autant que cela se voit.

Au-delà de lignes soignées tout droit issues du catalogue Huawei, le Honor 10 peut se targuer d’une qualité d’assemblage inattaquable. Le tout est propre, millimétré, les flancs du terminal sont légèrement biseautés pour une meilleure prise en main et l’ensemble, qui mise sur le verre comme matériau principal, respire la qualité.

Histoire d’apporter un peu de piquant à son mobile, Honor a choisi de le décliner en quatre coloris, dont deux (Phantom Blue et Phantom Green) se dotent de reflets prononcés et de nuances violettes assez amusantes.

La chose ne plaira pas à tout le monde, mais elle a le mérite de permettre au Honor 10 de se démarquer.

Derrière ce physique aguicheur se cache une fiche technique qui n’a rien à envier à la concurrence. On y trouve notamment un bel écran Full HD+ de 5,84 pouces (pour 432 ppp), ainsi qu’un Kirin 970 couplé à 4 Go de mémoire vive. Côté stockage, le Honor 10 se pare – au choix – de 64 ou 128 Go de stockage (non extensible via micro SD).

Là où le constructeur fait fort, toutefois, c’est au niveau du prix. Le Honor 10 se positionne à 399 euros pour la version 64 Go et 449 pour le modèle pourvu de 128 Go de stockage. Avec ça, Oneplus – qui doit lancer prochainement son OnePlus 6 – va devoir s’accrocher à son caleçon.

Honor a décidé de garder une sortie Jack

Le contrat Honor’é ?

De prime abord, la réponse est oui. Honor parvient à nous pondre un terminal plaisant sous bien des égards. Son écran fait bonne impression au démarrage avec une colorimétrie correctement ajustée, un taux de contraste convenable et une définition Full HD+ amplement suffisante sur une diagonale de moins de 6 pouces.

Seule la luminosité maximale de cette dalle IPS aurait gagné à être plus importante pour pallier aux reflets inhérents à un écran brillant.

Premières impressions oblige, nous n’avons pas encore de recul sur l’autonomie du Honor 10 qui se pare d’une batterie de 3400 mAh, mais l’on peut sans problème vous parler des performances du mobile qui – avec son Kirin 970 – n’a aucun mal a proposer une expérience très fluide dans le cadre d’une utilisation courante. L’exécution des différentes applications est diligente, mais les performances du smartphone en jeu restent encore une inconnue pour nous… pour l’instant du moins. Un test complet de l’appareil arrivera prochainement pour combler ces zones de flou.

La photo était au centre de la communication d’Honor lors de sa conférence de presse londonienne, et ce au même titre que l’intégration toujours plus profonde de l’IA dans le traitement des clichés. Et justement, il faut reconnaître qu’avec son intelligence artificielle la marque parvient à donner un sérieux coup de polish aux photos du Honor 10. Automatiquement, le double capteur photo (24 Mpx + 16 Mpx ouvrant à f. 1/8) parvient à ajuster les couleurs en fonction de la scène photographiée.

Le bleu du ciel sera plus marqué, les contrastes mieux gérés et la dynamique plus ample pour des nuances de couleurs plus subtiles que lorsque l’IA est désactivée.

L’appareil nous a aussi surpris en vidéo. Capable de filmer en 4K, le Honor 10 saura probablement tirer son épingle du jeu sur le marché des vidéophones vendus sous la barre fatidique des 450 euros.

Notons toutefois que le nouveau bébé d’Honor n’a pas que des qualités. Parmi les points qui nous ont un peu rebutés, la reconnaissance faciale dédiée au déverrouillage du terminal. Pour l’instant (qui sait, un patch viendra peut-être rectifier le tir) cette dernière est à la ramasse, le simple port de lunette de vue pourra la perturber, au même titre que les conditions d’éclairage.

Heureusement on peut compter sur un bon vieux lecteur d’empreintes digitales placé sous l’écran. « Il faut presser » nous expliquait un responsable d’Honor alors que nous pestions contre ce dernier, un peu trop capricieux en apparence. En réalité, le bougre fonctionne bien, mais il faut effectivement prendre soin de bien écraser son pouce sur le capteur pour déclencher le déverrouillage. Un coup à prendre.

Dernier point avant de rendre l’antenne, le son. Nous n’avons pas encore eu l’occasion de tester dans le détail ce que vaut le haut-parleur du Honor 10, mais un long trajet en bus dans les rues de Londres nous aura permis de tester sa prise casque… pour une impression mitigée. L’expérience sonore est d’un bon niveau, mais le volume maximum délivré paraît un peu timide. Reste à voir sur d’autres casques et écouteurs si cette impression se confirme.

Mots-clés honorhonor 10

Nathan

Breton (presque) pure souche, Nathan est un nerd mordu d'Histoire avec un grand H et de Rock avec un grand R. Selon lui, en matière de musique, plus c'est vieux... mieux c'est.