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Prise en main Xbox One X : Microsoft de retour dans le Game ?

Blessée dans son orgueil avec sa Xbox One, la firme de Redmond nous aura tenus de longs mois en haleine avec son énigmatique projet Scorpio. Alors que les informations manquaient sur la bête et que les spéculations allaient bon train, Microsoft se contentait pour sa part de nous rappeler de temps à autre que sa prochaine machine serait à même de développer une puissance de calcul de 6 teraflops.

De bien belles promesses que l’on pouvait raisonnablement prendre avec une certaine distance… Jusqu’à ce qu’on en arrive à prendre, en avril dernier, connaissance des caractéristiques techniques de la console. Inutile de préciser qu’une fois ces dernières dévoilées, les grincheux, les moqueurs et autres sceptiques étaient réduits, pour notre plus grande satisfaction, à un silence des plus appréciables. Redmond avait tenu ses promesses.

Mais maintenant que le nom de ce pur fantasme de geek n’est plus tenu secret, et que l’on connaît à la fois son prix – 500 balles, oui encore – et sa date de lancement (calée au 7 novembre prochain) ; que faut-il penser de la Xbox One X ? Eh bien après deux heures manette en main et moult sushis avalés en compagnie de Microsoft il est temps que l’on vous donne notre avis sur la question !

Forza à fond la forme, Assassin’s Ceed Origins à la traîne

Avant de rentrer dans le vif du sujet, quelques précisions s’imposent. Notre prise en main s’est faite sur des consoles « Debug ». Comprenez des Xbox One X capables de faire tourner des jeux dont le développement n’est pas encore achevé.

Un choix judicieux puisque les jeux qui nous ont été proposés lors de notre session de test n’étaient justement pas tous terminés.

C’était notamment le cas d’Assassin’s Creed Origins qui était pour sa part disponible à l’essai au travers d’une build initialement prévue pour la Gamescom, tenue en août dernier.

Il faudra donc prendre nos observations les moins positives avec tout le recul nécessaire.

Ceci étant dit, passons au cœur du sujet et rassurons les acheteurs potentiels, oui, la Xbox One X tabasse. Au-delà de son look épuré à l’extrême et de ses mensurations pour le moins menues, la console de Microsoft en a bel et bien dans le ventre – et il suffit d’ailleurs de jouer à Forza Motorsport 7 quelques minutes pour s’en convaincre. Rarement un jeu aura eu aussi fière allure, et c’est un joueur PC qui vous le dit.

Le travail de Turn 10 sur sa simulation automobile est bluffant. La fluidité du titre est optimale avec un framerate solidement calé à 60 images par seconde, et la quantité de détails affichés à l’écran est juste impressionnante. En dehors de la remarquable modélisation des bagnoles et de l’impeccable prise en compte visuelle des dégâts occasionnés lors de chocs, on ne pourra qu’apprécier le soin réservé aux arrières-plans.

On serait presque tentés de ne plus faire la course, et ce pour mieux prendre le temps de regarder à droite et à gauche de la piste. Les textures y sont particulièrement soignées (mention spéciale aux roches visibles sur certains circuits) et la sensation de profondeur de champ renforcée grâce à une distance d’affichage améliorée sur tous ces paysages traversés à 300 km/h.

Le clou du spectacle restera toutefois les effets météo proposés sur Forza 7. Qu’il s’agisse du sable poussé au gré du vent sur une piste aride de la péninsule arabique, ou de la pluie battante qui s’abattra à coup sûr sur nos carrosseries rutilantes lors de courses sur circuits anglais ; les effets concoctés par les équipes du studio américain ne souffrent pas d’un seul défaut. Le rendu est saisissant de réalisme et de crédibilité. On en redemande !

Un constat 100 % positif qui ne pourra malheureusement pas s’étendre à Assassin’s Creed Origins, le second titre que nous avons eu l’occasion de prendre en main en cette après-midi d’octobre.

Loin de nous l’idée de remettre en cause la qualité du travail d’Ubisoft en termes de Gameplay, d’ambiance (qui nous a parue particulièrement réussie) et de scénario. Déjà parce que notre essai n’a pas été assez long pour que nous soyons en mesure d’émettre une quelconque critique de cette nature, mais aussi parce que nous nous sommes focalisés sur l’aspect technique du jeu star de l’éditeur français.

De ce côté, pas de quoi sauter au plafond. C’est triste à dire, mais la puissance brute disponible sur la Xbox One X ne nous a pas parue correctement exploitée sur cette preview. Le framerate y était étonnamment bas, les textures (notamment au sol et sur certaines bâtisses) souvent cradingues et la stabilité du tout assez aléatoire.

La chose est d’autant plus regrettable que le titre ne tourne pas en 4K native (ce qui aurait éventuellement pu expliquer un framerate chancelant), mais dans une résolution inférieure upscalée de manière dynamique en Ultra HD…

Nous espérons de tout cœur qu’Ubisoft ait pu corriger le tir au cours de ces dernières semaines, parce qu’en l’état l’expérience visuelle et technique proposée n’était clairement pas à la hauteur de nos attentes sur une machine qui a pourtant tout ce qu’il faut (du moins sur le papier) pour soumettre aux joueurs un rendu satisfaisant en 4K.

Une console premium peut-être un peu esseulée au lancement…

Il faudra donc voir au moment du lancement officiel de la One X, si Assassin’s Creed est au point. Si c’est le cas, Ubisoft pourrait alors arranger les affaires de Microsoft qui manque tout de même un peu de jeux capables de mettre en évidence les pleines capacités de sa console.

C’est d’ailleurs la principale critique que nous pourrions formuler. Si la console en elle-même nous a tout à fait convaincus, nous restons circonspects sur la quantité somme toute relative de «Killer apps » proposées au lancement. Nul doute que les raisons ne manqueront pas d’acheter une One X d’ici quelques mois, mais à l’heure où nous écrivons ces lignes le line-up de Microsoft reste fragile.

Il serait grand temps que la firme remette l’accent sur ses exclusivités qui semblent, depuis quelques mois, un peu trop mises de côté au profit de titres en provenance d’éditeurs tiers.

On se rappellera cependant que Microsoft avait récemment indiqué avoir plusieurs projets en chantier, dont des titres classés triple A.

On espère donc que la société sera en mesure de faire parler la poudre à l’horizon 2018-2019.

Dommage toutefois que ces derniers n’aient pas pu être lancés conjointement à la sortie de la présente machine, parce qu’en termes de déclencheur d’achat pour une nouvelle console, les exclus restent – à notre humble avis – indétrônables.

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Nathan

Geek dans l'âme et curieux de nature, Nathan est mordu d'Histoire avec un grand H et de Rock avec un grand R.

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  • Mickaël Leroy

    Bonjour,

    Article intéressant, cependant, j’espérais que l’aspect lecteur de bluray ultra HD soit abordé.
    Peut-être une prochaine fois…

    • Nathan Le Gohlisse

      Bonjour et merci pour ton commentaire ! Je suis d’accord, malheureusement je n’ai pas eu l’occasion de tester le lecteur Ultra HD, tout simplement parce que les consoles mises à disposition étaient des prototypes. Chacune d’entre elles (il y en avait 3) lançait un jeu différent et elles n’étaient pas destinées à l’essai des fonctionnalités « multimédia » de la One X…

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