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Proxima b : enfin une planète habitable située près de chez nous !

L’ESO a fait une découverte saisissante. En sondant les confins de l’espace, des astronomes ont en effet découvert une nouvelle exoplanète située autour de Proxima du Centaure. Cette découverte n’est pas anodine car cette étoile est la plus proche de notre planète en dehors du Soleil. Et attention car Proxima b, c’est son nom, est en plus située dans la zone d’habitabilité de son étoile.

Si ces quelques lignes vous rappellent vaguement quelque chose, c’est tout à fait normal car la découverte de cette exoplanète a fuité mi-août. Cette fois, les choses sont cependant un peu différentes car une étude complète a été publiée dans la revue Nature un peu plus tôt dans la semaine.

Proxima b

Proxima b existe bien.

Une étude signée par une trentaine de scientifiques de renom.

Proxima b se trouve à deux pas de chez nous… à l’échelle cosmique

La toute première exoplanète a été découverte à la fin du siècle dernier. Depuis, les astronomes ont bien rattrapé leur retard et ils ont ainsi repéré des milliers de planètes situées en dehors de notre système solaire.

Il existe plusieurs méthodes pour détecter des exoplanètes. La première consiste à s’appuyer sur un télescope spatial spécialement développé pour l’occasion, comme Kepler. Cette méthode est d’ailleurs la plus courante mais elle n’est pas pour autant sans défauts. Non et si Kepler n’a aucun mal à « voir » ce qui se passe loin de chez nous, les étoiles situées à proximité de notre système lui donnent un peu plus de difficultés.

Comment les chercheurs ont-ils fait pour détecter Proxima b alors ? Ils se sont tout simplement appuyés sur une autre méthode, et plus précisément sur la technique des vitesses radiales.

Cela ne vous aura sans doute pas échappé mais les planètes tournent toutes autour de leur étoile. Peu de gens le savent mais cette fameuse étoile ne reste pas fixe pour autant et elle bouge aussi en raison de la gravité exercée par la planète. Ce mouvement est impossible à détecter à l’oeil nu mais il suffit d’utiliser un spectrographe pour le calculer, en s’appuyant sur la lumière émise par l’étoile.

Les astronomes responsables de cette découverte ont utilisé cette méthode de détection avec Alpha du Centaure, au travers de deux spectrographes différents. Mieux, ils ont procédé à trois analyses réalisées en 2000, en 2008 et en 2016. En combinant ces données et en les comparant avec celle de l’ESO, ils ont pu déterminer qu’une exoplanète se trouvait bien dans l’orbite de l’étoile.

La magie des vitesses radiales

Ils n’en sont pas restés là bien sûr et ils ont ensuite lancé une série d’analyses afin de dresser le portrait de la planète. En procédant de la sorte, ils ont déterminé que la Proxima b était dotée d’une masse équivalente à 1,3 fois celle de la Terre et qu’elle se trouvait à environ 7,5 millions de kilomètres de son étoile.

C’est beaucoup moins que la distance qui sépare notre planète de notre étoile, certes, mais cette dernière se trouve tout de même dans sa zone d’habitabilité et cela veut dire qu’il est possible que de l’eau existe à l’état liquide sur sa surface.

Toutefois, il est encore impossible de s’en assurer pour le moment. En outre, nous ne savons pas non plus si la planète dispose d’une atmosphère et il faudra donc de plus amples analyses pour dresser un portrait plus complet de cette exoplanète… et pour déterminer si elle est susceptible d’accueillir la vie.

Maintenant, le bon côté de la chose, c’est que Proxima b se trouve assez proche de nous et cela veut aussi dire que nous devrions être en mesure d’envoyer des sondes sur place dans un avenir proche afin de la visiter.

Mots-clés astronomieesoespace

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Fred

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