PS VR : le souci du confort, l’un des plus grands défis de Sony

Richard Marks, chef de l’équipe ayant imaginé le PS VR de Sony, a récemment expliqué au site Glixel que l’un des points sur lequel ses chercheurs ont particulièrement travaillé a été celui du confort du casque. Bien leur en a pris, car c’est une qualité qui revient souvent chez les testeurs de l’objet.

« Je pense que l’une des choses sur laquelle nous nous sommes focalisés en interne tout du long a été de rendre le tout confortable, pour que vous ne vous disiez pas ‘c’est horrible à mettre sur la tête’. C’est pour ça pour que nous voulions vraiment que ce soit facile à mettre et confortable. D’habitude chez Magic Lab, on se concentre sur la technique, mais nous avons réalisé que pour en faire un produit, on devait résoudre en particulier ces soucis de conception. »

PlayStation VR

Le PlayStation VR. Jolie bête, non ?

Et Richard de donner l’exemple d’une zone oculaire conçue de manière délibérément large pour convenir au plus grand nombre d’utilisateurs, sans leur demander de procéder à des réglages fastidieux pour obtenir une image « parfaite ». Bon, dans la pratique, il est tout de même recommandé de passer quelques minutes dans les paramètres pour s’assurer un visuel optimal.

Des AAA bientôt possibles en VR selon Richard Marks

Autres intéressants propos de la part du chef de Magic Lab, ceux expliquant pourquoi la VR ne peut pas s’appliquer pour le moment dans des titres tels qu’Overwatch ou The Witcher 3, des expériences plus classiques de grande envergure : « Je ne vois pas pourquoi elle ne pourrait pas s’appliquer dans ces jeux. Je pense qu’il y a des raisons qui expliquent pourquoi ce n’est pas le cas actuellement, et il n’y a qu’une seule place, n’est-ce pas ? Il faut se dire qu’entre un million de gens et 60 millions de personnes, le type de jeu qui marchera [vis-à-vis de ces publics] sera différent. Le nombre de personnes qui jouent à Overwatch en ce moment est énorme, et peu importe votre niveau, vous trouverez une partie qui vous conviendra. Et aussi, pour la même raison – le nombre de places – la somme injectée dans le développement d’un jeu doit être pensée au centime près, parce que ce chiffre devra correspondre aux ventes estimées. Alors le retour sur investissement risque de ne pas être là ».

Richard Marks loue ensuite la réussite de Resident Evil 7, l’une des rares productions AAA jouable intégralement en VR, et estime que dans un avenir pas forcément super lointain, quand le parc installé de PS VR sera suffisamment conséquent (il est pour l’heure de plus ou moins un million), les possesseurs du casque pourront accéder à des titres du même calibre que les cadors de la génération actuelle. Oui, très bien monsieur, mais avant le PS VR 2, merci.

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