Qualcomm et Apple se retrouveront une nouvelle fois devant les tribunaux

Qualcomm s’est visiblement égaré en voyant dans un accord à l’amiable une solution paisible aux nombreux points de tension – judiciaires – l’opposant à Apple. La semaine dernière, Steve Mollenkopf, le CEO du fondeur de San Diego, annonçait que son groupe était « sur le point de trouver une solution » avec la firme de Cupertino, laissant ainsi entendre qu’un accord était possible… et que les démêlés propres aux deux groupes pourraient prochainement trouver leur épilogue. Il n’en est finalement rien, comme l’a expressément indiqué ce weekend William Isaacson, l’un des avocats d’Apple.

« Les deux partis vont avoir besoin d’un procès« , a-t-il déclaré à Gonzalo Curiel, le juge chargé du procès qui se tiendra devant la cour fédérale de San Diego au printemps. Selon le représentant d’Apple, la marque n’aurait d’ailleurs « aucun plan » d’accord en cours avec Qualcomm. Voilà qui est dit.

C’est bel et bien devant les tribunaux qu’Apple et Qualcomm devront régler leurs différends. La possibilité d’un accord à l’amiable ayant été bottée en touche par les avocats d’Apple.

« Des articles malheureux ont récemment laissé entendre que les partis étaient proches de trouver un terrain d’entente », indiquait William Isaacson. « C’est faux. Ils n’ont pas dialogué depuis des mois« , a-t-il poursuivi, comme le rapporte le San Diego Union-Tribune. Le juge Curiel, lui, s’est pour l’heure contenté de fixer une date pour le procès désormais attendu de pied ferme par les deux géants américains : il se tiendra le 15 avril prochain. Un créneau tardif pour Qualcomm, qui aurait préféré février, note 9to5Mac.

Qualcomm : la crainte de laisser Apple filer chez Intel pour la 5G est palpable

Reste que le fabricant de puces commence à sentir le vent tourner, notamment sur un marché de la 5G qui voit de nouveaux acteurs entrer en lice – comme Intel. Le fondeur de Santa-Clara serait, d’après bien des rapports, le choix d’Apple pour équiper les futurs modèles d’iPhone en puces 5G. Une perspective qui pourrait coûter cher à Qualcomm à partir de 2020, et ce même si le groupe – jusqu’à présent principal fournisseur d’Apple en puces Modem – pourra toujours se consoler avec ses autres clients (c’est à dire la plupart des fabricants de smartphones sous Android).

Pour rappel, le litige qui oppose Qualcomm à Apple tourne autour du mode de facturation mis en oeuvre par Qualcomm. Comme nous l’expliquions récemment (juste ici), c’est entre autres le « double-dipping » supposément pratiqué par Qualcomm qu’Apple remet en cause. De son côté, le fondeur accuse Apple d’avoir volé certains de ses secrets industriels pour les transmettre à Intel. Sortez les pop-corn, le fin mot de l’histoire devrait – sauf procédure d’appel émanant d’un parti ou de l’autre – bel et bien intervenir en avril prochain.

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