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Quand Instagram fait sa pub avec des menaces de viol

Instagram a commis une belle bourde cette semaine en utilisant une menace de viol pour promouvoir ses différents services sur Facebook. Les algorithmes ont visiblement aussi leurs limites.

Instagram a le vent en poupe depuis quelques années maintenant et le service a ainsi dépassé l’année dernière la barre des sept cents millions d’utilisateurs actifs mensuels. Des utilisateurs très actifs par ailleurs puisque plus de 95 millions de photos sont partagées chaque jour sur la plateforme, le tout pour environ 4,2 milliards de likes.

Floutage Instagram

En dépit du succès de son service, l’entreprise continue à diffuser des campagnes publicitaires sur Facebook.

Instagram fait souvent sa pub sur Facebook

Pour promouvoir ses services, Instagram utilise des algorithmes chargés de déterminer les publications les plus engageantes de notre entourage et il les affiche ensuite sous la forme d’encarts publicitaires dans notre fil d’actualités sur Facebook afin de nous forcer la main.

Seul problème, les algorithmes en question sont totalement incapables de déterminer le sens des images partagées par le biais de ces publications et cela donne donc souvent lieu à des situations totalement ubuesques.

Cette histoire en est la preuve vivante.

Olivia Solon travaille depuis un moment pour le Guardian et elle reçoit parfois des menaces ou même des insultes par courriel. L’année dernière, elle a donc reçu un message particulièrement nauséabond par cette voie : « Je vais te violer avant de te tuer, sale p***e ».

Choquée par la violence du courriel, Olivia l’avait pris en capture avant de le partager sur son compte Instagram.

Les algorithmes ont aussi leurs limites

La publication avait suscité quelques réactions dans la communauté de l’infortunée et les algorithmes du service ont donc déterminé qu’elle était suffisamment engageante pour être utilisée dans un cadre publicitaire. Résultat des courses, cette fameuse capture s’est retrouvée dans le fil d’actualité de la soeur de la journaliste. Ambiance.

Le problème bien sûr, c’est que cette bourde ne tombe pas au meilleur moment pour Facebook. La semaine dernière, l’entreprise américaine a en effet été obligée de présenter des excuses publiques lorsque des utilisateurs sont tombés sur des catégories de ciblage clairement antisémites en tentant de lancer des campagnes publicitaires sur la plateforme.

Toutefois, dans l’absolu, ces erreurs n’ont rien de surprenant.

Contrairement aux êtres humains, les algorithmes sont totalement dénués d’empathie et ils ne sont pas suffisamment intelligents pour comprendre la portée émotionnelle d’un message ou même sa portée.

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Fred

Floodeur compulsif, est très actif sur Twitter ou encore sur Facebook. Sachez en outre que la Fredzone a une page sur Google+.