Quand la police passe à côté d’un corps à cause de Google Maps

Google Maps a beau être un service très pratique au quotidien, il n’est pas non plus parfait et c’est précisément ce que prouve cette histoire. La police est en effet passé à côté du corps d’un disparu… en utilisant de mauvaises données en provenance du service.

L’histoire remonte au mois de novembre de l’année 2014. Darrell Simon, un homme de 46 ans, a quitté le domicile de son partenaire, un domicile situé à environ 80 kilomètres à l’ouest de Brisbane, avant de disparaître.

Astuces Google Maps

La police a bien sûr ouvert une enquête et les agents locaux ont inspecté la propriété du disparu afin de rechercher des traces.

Google Maps : un service pratique, mais pas toujours précis

En pure perte. L’enquête a piétiné pendant plusieurs mois et le corps a finalement été retrouvé en mai 2016 et sur la propriété de l’homme.

La police a conclu à un suicide et tout le monde est passé à autre chose… jusqu’à ce que la BBC obtienne de nouvelles informations.

En réalité, selon l’article publié par nos confrères, si le corps du disparu a été retrouvé aussi tardivement, c’est avant tout à cause de Google Maps. Lorsque les enquêteurs ont défini le périmètre des recherches, ils ont choisi de se baser sur une carte de Google Maps. Malheureusement pour eux, la carte en question était incorrecte et elle n’indiquait pas les réelles limites de la propriété de Darrell Simon.

En conséquence, les équipes mobilisées n’ont pas exploré toute la propriété de l’homme et les enquêteurs ont fini par abandonner cette piste et élargir le périmètre des recherches.

Le corps a été retrouvé plusieurs mois plus tard

Par la suite, la propriété a été revendue et ce sont donc les nouveaux propriétaires des lieux qui ont découvert le corps du disparu.

D’après John Lock, le coroner adjoint du Queensland, si les forces de police s’étaient appuyées sur des données géographiques plus précises, alors elles n’auraient eu aucun mal à retrouver le corps du disparu. L’homme a cependant concédé que la densité de la végétation ne leur aurait pas rendu la tâche des plus faciles.

Toutefois, Lock recommande aux enquêteurs de faire appels à des données cartographiques plus précises la prochaine fois pour éviter un nouvel écueil. La police, de son côté, a fait savoir qu’elle prenait les recommandations du coroner très au sérieux.

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