Quand les ayants droit font leur pub sur des sites de piratage

La DMCAForce est l’une des nombreuses associations spécialisées dans la défense des ayants droit. Elle a cependant opté pour une stratégie assez différente de celle de ses consœurs…

Ce n’est pas franchement une révélation, mais les associations de défense des ayants droit ont pour habitude d’appliquer une politique de tolérance zéro à l’égard des sites diffusant illégalement les œuvres de leurs clients.

Déménagement T411

Lorsqu’elles tombent sur un site de ce type, elles commencent ainsi par demander sa désindexation et son filtrage avant d’entamer des poursuites visant ses propriétaires.

La répression a ses limites

Par le passé, de nombreux sites très en vue ont ainsi été obligés de fermer leurs portes. Parmi les noms les plus connus, nous pouvons citer T411 ou encore Zone-Téléchargement.

La DMCAForce ne voit pas les choses de cette manière. Pour cette organisation, les sites pirates ne sont pas seulement des ennemis à abattre et ils peuvent ainsi être utilisés comme de véritables leviers publicitaires.

Comme l’explique Torrent Freak, cette association cherche avant tout à réconcilier les créateurs de contenu et les propriétaires des sites de téléchargement. Comment ? Tout simplement en proposant des accords commerciaux reposant sur… la diffusion de publicité.

Elle a d’ailleurs contacté le site LimeTorrents en vue d’un partenariat et ce dernier a transmis une copie du courriel envoyé par l’association à nos confrères :

« DMCAForce a récemment lancé un nouveau service permettant aux sites de partage de fichiers de travailler avec les créateurs de contenu.

En tant que site de partage de fichiers, vous pouvez distribuer leur contenu gratuitement, mais en échange vous vous engagez à fournir un espace publicitaire autour du produit. »

Un accord gagnant-gagnant

L’idée n’est d’ailleurs pas uniquement de permettre aux ayants droit de communiquer autour de leurs produits.

En réalité, la solution mise en place par l’organisation intègre également une part d’affiliation. S’ils acceptent l’offre de l’association, les propriétaires des sites visés peuvent ainsi continuer à proposer le contenu en téléchargement à la condition expresse de fournir des liens affiliés vers les boutiques des ayants droit.

D’après le groupe, cette méthode a déjà porté ses fruits par le passé, notamment pour les studios spécialisés dans les contenus pour adultes. L’organisation avait ainsi mis en place un partenariat sur un gros site de téléchargement et ce dernier a rapporté pas moins de 15 000 $ au titulaire des droits… sur un seul mois.

Ce qui prouve finalement que la répression n’est pas forcément la meilleure méthode à appliquer pour les ayants droit.

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