Quand les glaciers fondent, les cadavres se révèlent

On le sait, le réchauffement climatique a des conséquences notables sur la fonte des glaciers. En effet, plus la température augmente, plus ces vastes étendues blanches tendent à perdre leur intégrité, y compris dans les endroits les plus reculés de notre planète comme les pans du mont Everest.

Le mont Everest, communément appelé le toit du monde, a depuis longtemps accueilli bon nombre d’explorateurs et d’expéditions attirés par le défi que représente son ascension. Parmi ces hardis voyageurs, beaucoup y ont trouvé la mort face aux conditions extrêmes qui y règnent, ou ont été ensevelis sous la neige et ont disparu.

Quand les glaciers fondent, les cadavres se révèlent

Crédits pixabay.com

Mais avec le réchauffement climatique et la fonte des glaciers qui l’accompagne, le mont Everest commence à dévoiler ses morts et les secrets qui les accompagnent.

Le toit du monde est resté inaccessible jusqu’en 1953

Culminant à 8849,87 mètres au-dessus du niveau de la mer, Chomolungma (« Déesse Mère de la Terre ») pour les Tibétains, ou Sagarmatha pour les Népalais sont deux appellations qui désignent la même chose, le mont Everest, qui est le plus haut sommet du monde. Il est situé dans la chaîne de l’Himalaya, à la frontière entre ces deux pays.

Les premières expéditions qui se sont donné la mission de le gravir dataient des années 1920. Depuis, il s’ensuivit plusieurs tentatives plus ou moins réussies d’ascension, jusqu’à ce que le sommet soit atteint en 1953.

Côté statistiques, plus de 14.000 alpinistes sont partis à l’assaut du mont Everest depuis 1922, et parmi eux, on dénombre 219 alpinistes qui y ont trouvé la mort.

Le mont Everest dévoile ses morts

De nos jours, à mesure que les couches de neige qui constituent le manteau glacé du mont Everest fondent, les cadavres des alpinistes les moins chanceux qui se sont lancés à son assaut commencent à refaire surface. Cependant, ces cadavres pourraient contenir des germes qui ont également été conservés par le froid.

Avec le réchauffement, les risques que ces derniers refassent également surface sont à considérer. De plus, les autorités ne savent pas comment prendre en charge les cadavres retrouvés, d’autant plus que la dépollution de ces dernières couterait à l’État Népalais entre 40.000 et 80.000 dollars s’ils sont ramenés de la montagne.

Aussi, les restes découverts sur le mont Everest et qui y resteront sont seulement recouverts de roche ou de neige en attendant des traitements plus adéquats.