« Danse ton doctorat », ou quand les chercheurs dansent pour leurs travaux

« Danse ton doctorat » est un concours très particulier. Organisée tous les ans depuis 2008 par John Bohannon, journaliste scientifique et désormais directeur scientifique de la société d’intelligence artificielle Primer, il s’agit d’une compétition complètement à part.

Elle invite les chercheurs à exprimer leurs travaux à travers une danse interprétative. Le résultat donne lieu à des chorégraphies complètement insolites où la science est exprimée de manière très originale à travers des costumes et des pas de danse.

Si ça vous intéresse, il est possible de visionner les 50 vidéos du concours 2018. En tout cas, c’est une initiative qui tend à rendre la science attractive au grand public.

Un concours exceptionnel

« Danse ton doctorat » se divise en quatre catégories : physique, biologie, chimie et sciences sociales. Chacune de ces catégories est récompensée d’un prix, avec une prime de 1 000 dollars pour celui ou celle qui a imaginé la chorégraphie gagnante.

Les vainqueurs de l’édition 2018 ont été annoncés durant la conférence de l’Association américaine pour l’avancement des sciences (AAAS).

La conférence en question s’est tenue à Washington, DC le 15 février 2019.

Qui sont les gagnants 2018 ?

Dans la catégorie « Physique, » le gagnant est Pramodh Senarath Yapa, un expert en supraconductivité à l’université de l’Alberta. Intitulée « Supraconductivité : la comédie musicale, » la chorégraphie met en scène la supraconductivité à basse température.

Dans la catégorie « Biologie, » c’est Olivia Gosseries, une neuropsychologue de l’université Libre de Bruxelles en Belgique, qui a remporté le premier prix. La scientifique a choisi d’exprimer en danse ce qui se passe dans le cerveau lorsqu’on a subi un traumatisme crânien.

Dans la catégorie « Chimie, » la gagnante est une experte en polymères du nom de Shari Finner. Sa chorégraphie interprète la façon dont les électrons se déplacent dans différents matériaux, notamment les polymères et les nanotubes de carbone.

Enfin, dans la catégorie « Sciences sociales, » le gagnant s’appelle Roni Zohar. Ce spécialiste en neuro-éducation de l’Institut scientifique Weizmann en Israël est également un grand passionné de danse. Sa chorégraphie met en scène ses travaux sur la « pédagogie incarnée. » Les recherches en question concernent l’utilisation de la danse ainsi que d’autres activités physiques comme moyen créatif d’« expliquer la science par le mouvement. »