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RapidShare : le fondateur et son épouse jugés pour piratage

Le fondateur du service de téléchargement direct, Rapidshare, son épouse ainsi que son ancien avocat font aujourd’hui face à des poursuites judiciaires en Suisse. Trois ans après que la plateforme ait fermée, la justice accuse les trois individus d’avoir pris part à travers le site à la violation de droits d’auteur.

De ce fait, le procureur exige que les accusés payent des dédommagements aux détenteurs de droits d’auteur et des amendes.

Prison Selfie

Depuis ses débuts en 2002, RapidShare a dû faire face à de nombreuses batailles juridiques. Plusieurs sociétés de divertissement ont tenu à rendre le service responsable des actions de ses utilisateurs.

Même si la société basée en Suisse a décidé de fermer boutique en 2015, elle continue encore à faire l’objet de poursuites.

Des efforts qui n’ont pas été récompensés

Face à toutes les plaintes auxquelles il devait faire face, le service de téléchargement direct avait mis en place en 2012 de nombreuses mesures anti-piratage. Même si cette action était nourrie de bonnes intentions, elle a malheureusement précipité la chute de la plateforme.

Avant l’instauration de ces mesures, le site faisait partie des plus visités au monde. Pourtant, peu après l’application de sa politique anti-piratage, RapidShare a vu sa cote de popularité chuter rapidement.

À l’époque, le site avait même dû licencier un bon nombre de ses salariés, passant de 60 à 15 employés.

La descente aux enfers continue

Même après la fermeture de RapidShare, la descente aux enfers continue pour son fondateur. De nombreuses plaintes à l’encontre du service de téléchargement direct continuent d’affluer de toute part, mettant le fondateur, sa femme et son ancien avocat dans de beaux draps.

Le procureur du tribunal de Zoug en Suisse accuse les trois personnes de « faute professionnelle par de multiples infractions au droit d’auteur. »

Ils sont entre autres accusés de ne pas avoir « empêché les violations du droit d’auteur » alors qu’ils auraient très bien pu le faire. Les procédures judiciaires ont débuté le 12 septembre 2018. Interrogé par les médias sur les poursuites dont il fait l’objet, le fondateur de RapidShare n’a pas souhaité faire de déclarations.

D’après les informations, le montant des dommages et intérêts réclamés par les détenteurs de droit d’auteur s’élèverait à 197 000 dollars.

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