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RapidVideo se trouve dans le collimateur de la MPAA

RapidVideo n’a visiblement pas que des admirateurs. La MPAA a en effet classé le site dans la catégorie des cyberlockers facilitant le partage de contenus piratés. Les administrateurs du site ne sont cependant pas tout à fait du même avis.

La MPAA réalise chaque année avec les autres associations de défense une liste noire de sites pirates. La liste est ensuite soumise à l’USTR et donc au Bureau du représentant américain au commerce.

Déménagement T411

Ce fameux bureau fait partie de la branche exécutive du gouvernement fédéral américain. Il a un rôle d’ambassadeur et il a également pour rôle d’aiguiller l’administration du président en place.

RapidShare vivement critiqué par la MPAA

Faire partie de cette liste noire n’est donc clairement pas une bonne chose.

La MPAA a pris l’habitude de ratisser large et l’association ne se focalise ainsi pas uniquement sur les trackers torrents. Son rapport laisse en effet apparaître des cyberlockers et donc des sites de partage de fichiers et de contenus multimédias. Or justement, dans la dernière édition de son rapport, l’association a tenu à pointer du doigt un site présent sur le marché depuis pas mal d’années : RapidVideo.com.

La MPAA ne se contente d’ailleurs pas d’évoquer les supposées errances de ses administrateurs et elle rappelle ainsi que le site est classé 999 au classement d’Alexa et qu’il est censé avoir reçu la visite de 21,66 millions de visiteurs uniques dans le monde en août dernier.

Pire, l’association accuse également l’entreprise d’inciter les utilisateurs à télécharger du contenu par le biais de son programme d’affiliation, un programme permettant à ses membres de gagner entre 7,50 et 60 $ toutes les dix mille vues. En d’autres termes et pour faire simple, la MPAA accuse tout bonnement RapidVideo de se faire de l’argent avec des contenus pirates.

Histoire d’enfoncer le clou, l’association accuse également l’équipe du site de ne pas faire assez pour limiter l’exploitation de contenus piratés.

L’entreprise affirme respecter les lois en vigueur aux États-Unis

RapidVideo ne voit évidemment pas les choses de la même manière. L’équipe du site a ainsi tenu à rappeler qu’elle travaillait en étroite collaboration avec un agent de la DMCA, un agent en lien direct avec plusieurs associations de défense… dont la MPAA. Un agent qui se serait également dit « satisfait » des méthodes mises en place sur le site.

Comme le rappelle TorrentFreak, RapidVideo a mis en place de nombreux process afin de limiter la prolifération des contenus illégaux. Et cela ne se limite évidemment pas à traiter les demandes de retrait. En réalité, le site utilise aussi un filtre de hashage MD5 pour éviter que les contenus supprimés ne soient remis en ligne par d’autres comptes.

Pour l’entreprise, le service est donc totalement conforme aux lois en vigueur aux États-Unis et il ne comprend donc pas pourquoi son nom apparaît dans la dernière édition de la liste noire de la MPAA.

De son côté, l’association a indiqué que toutes les demandes n’étaient pas correctement traitées. Elle évoque notamment des oublis au niveau des signatures des ayants droit.

Mots-clés rapidvideo

Fred

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