Red Dead Redemption 2 : l’éclatant open world de Rockstar en quelques chiffres

Lancé vendredi dernier, Red Dead Redemption 2 fait l’objet de critiques globalement dithyrambiques. Bien qu’imparfait (notamment sur la question des déplacements, souvent jugés lourds et imprécis), le titre de Rockstar est en effet parvenu à fédérer la quasi-totalité de la presse autour de lui, tout en cristallisant l’attention des joueurs (depuis vendredi matin, Twitter en est d’ailleurs témoin) et de la planète jeu vidéo au sens large. Dans ces conditions, difficile de trouver meilleur timing pour revenir sur quelques chiffres permettant de donner du relief au travail abattu par Rockstar sur son nouveau Western.

C’est au cours de l’interview scabreuse que Dan Houser donnait à Vulture, un peu moins de deux semaines avant le lancement de Red Dead Redemption 2, que le directeur créatif du titre revenait sur le travail accompli en communiquant quelques détails portant, par exemple, sur le script du jeu. Des informations croustillantes, occultées ces dernières semaines par le scandale du crunch final, consenti par les équipes de Rockstar San Diego sur les dernières semaines de développement.

Après de longs mois d’attente, Red Dead Redemption 2 est enfin disponible. L’occasion ou jamais d’évoquer quelques chiffres en lien avec le développement de l’un des meilleurs open world de la décennie.

Western vidéoludique par excellence, Red Dead Redemption 2 aura coûté à Take-Two (la maison mère de Rockstar) plusieurs centaines de millions de dollars au cours de ses 8 années de développement (le montant précis des investissements accordés par Take Two n’est pas encore officiel), et pour cause. Outre le gros millier de développeurs ayant œuvré sur le soft, Dan Houser précisait que près de 1200 acteurs avaient été engagés à un moment ou un autre du développement pour participer à la motion capture de certaines des 300.000 animations intégrées à la copie finale du titre.

700 d’entre eux ont également contribué à l’enregistrement des quelques 500.000 lignes de dialogue que l’on peut entendre au cours de l’aventure. D’ailleurs, le script de Red Dead Redmption 2 comporte pas moins de 2000 pages au total, a-t-il été précisé. Il n’en fallait pas moins pour étayer les 60 heures de jeu que Rockstar promet et que les différents tests publiés à cette heure confirment.

Red Dead Redemption 2 : une technique inégale d’une console à l’autre

Reste que de manière bassement technique, le dernier né de Rockstar ne se montre pas férocement sous son meilleur jour sur les premières versions de nos fidèles PlayStation 4 et Xbox One. Si le soft profite d’une définition True 4K sur Xbox One X et que sa définition finale sur PS4 Pro atteint ce même seuil par la grâce de l’upscaling (1920 x 2160 pixels de base), l’expérience visuelle prodiguée sur les déclinaisons classiques des consoles de Sony et Microsoft est fatalement moins plaisante, surtout sur Xbox One S.

Selon les données communiquées ce jeudi par l’inévitable DigitalFoundry, la pauvre One S aurait bien du mal à tenir la cadence graphiquement parlant, poussant de fait Rockstar à limiter son titre à une définition faiblarde de 864p. L’expert britannique du pixel fait par conséquent mention d’une définition qui a « un impact notable sur la qualité des végétations et des ombres », précisant que sur Xbox One S, le titre « semble flou« .

La PlayStation 4 « classique » s’en sort mieux pour sa part. Elle peut compter sur son petit avantage en termes de puissance pour afficher une expérience en 1080p native, mais n’échappe pas à de sévères problèmes de fluidité, essentiellement dans les villes. DigitalFoundry évoque notamment un framerate pouvant tomber à 20 fps seulement, dans les zones densément peuplées du jeu.