Rétro mobile #4 : Le Sony Ericsson M600i

Pour ce nouvel épisode rétro mobile, on continue la série des mobiles professionnels avec le Sony Ericsson M600i, un smartphone élégant dédié aux mails et à internet.

Sorti début 2006, le M600i a lui aussi révolutionné le monde de la téléphonie mobile à sa manière, notamment grâce à son clavier Azerty original qui comprenait deux caractères par touche. Elles étaient incurvées en leur centre et basculaient sur la gauche ou la droite selon la lettre choisie. Un concept novateur à l’époque, et qui se révélait très efficace et confortable à l’usage.

La prise en main de ce mobile était déroutante et complexe, car en plus de ce clavier atypique, il intégrait un écran tactile ainsi qu’une molette de défilement et une touche retour en dessous, sur la tranche gauche du téléphone. Mais aucun bouton classique en façade pour s’y retrouver rapidement. Il fallait donc un certain temps d’adaptation pour comprendre le fonctionnement de l’interface. Un stylet était également fourni et se cachait dans la tranche du mobile. Bien pensé.

Une ergonomie complexe

La coque du mobile était en plastique, mais il était très joli avec sa couleur noire, sa tranche grise et surtout les caractères en un joli bleu caractéristique à ce modèle. Il était également disponible en blanc avec les mêmes touches de bleu.

Sa finesse était également un point fort : seulement 15mm. Soit à peu près l’épaisseur de deux iPhone 7, résultat de la course à la finesse. Un format original, sobre, moderne pour un modèle très classe. D’ailleurs, pour la petite anecdote, il apparait plusieurs fois dans le film Casino Royal avec notre cher James Bond.

L’écran tactile (résistif) de 2,6’’ affichait une belle qualité, et pouvait être partiellement utilisé avec le doigt. Tout dépendait de la taille des menus ou applications utilisés.

Pas d’appareil photo proposé

Malgré l’évolution exponentielle des fonctionnalités dans les téléphones à cette époque, et la démocratisation de l’appareil photo mobile, ce M600i ne proposait pas d’APN et se concentrait sur l’écran tactile. Normal puisque destiné aux professionnels. Mais c’est un choix catégorique qui a malheureusement limité son succès.

Concernant le système d’exploitation, il tournait sous Symbian 9.1 et UIQ 3.0. Une interface moderne, colorée, assez bien adaptée pour l’époque à un usage tactile. De plus, elle était très complète et il était même possible de dessiner avec le stylet ou d’activer la reconnaissance d’écriture pour « écrire » ses messages.

Je me souviens de la prise en charge du multitâche bien gérée et de la bonne gestion des mails et des documents, notamment grâce à la 3G (pas de Wifi cependant). C’en était encore les balbutiements, on le réalise lorsque l’on voit comment tout cela s’utilise sur nos smartphones d’aujourd’hui et avec quelle efficacité incroyable.

Il possédait 80Mo de mémoire interne ainsi qu’un port Memory Stick Micro pour étendre sa capacité. Sa batterie de 900mAh lui offrait une autonomie correcte, entre un à deux jours, mais cela variait selon l’utilisation 2G/3G.

Un autre modèle de la marque estampillé « Walkman », le W950 reprenait exactement le même form factor, à la seule différence qu’il ne possédait pas de clavier azerty, mais un clavier alphanumérique classique et des couleurs différentes.

Un concept très original qui a proposé son lot de nouveautés entre un clavier inédit, un écran tactile et la 3G. Le tout dans un design de haut standing pour un prix contenu d’environ 370€.

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