Review : Gravity, un chef d’œuvre déroutant

Vendredi dernier au soir. Je me rends voir le film tant idolâtré aussi bien par la presse internationale que par les spectateurs. Le mastodonte : Gravity. Trois syllabes qui sont empoignantes. J’en ai donc une attente véritablement importante. Je me rends donc voir ce film d’une heure et demie dans un cinéma IMAX en 3D, car on me promet que l’expérience de ce film est plus saisissante en IMAX. Le principe de l’IMAX ? Une salle gigantesque avec un écran géant (haut comme un immeuble de 5 étages), des images époustouflantes, profondes (d’autant plus avec la 3D) et d’encore bien meilleure qualité que la Haute Définition ainsi qu’un son de plus de 12 000 Watts d’une pureté et d’une qualité inégalable faisant même vibrer votre siège. Il fallait bien un tel décor pour voir un tel film ! Les lumières s’éteignent, l’expérience Gravity commence.

Nous sommes tout d’abord plongés dans un silence total au beau milieu de l’espace. On observe la galaxie, les étoiles, et la Terre, comme si nous n’y étions pas actuellement. Seul le bruissement du pop-corn dans la salle nous rappelle (contre notre grès) que nous sommes toujours bien sur notre terre-mère. Dès les premières minutes, nous pouvons nous rendre compte de la qualité des effets spéciaux qui sont époustouflants, mirifiques et tellement captivants.

Gravity

Un astronaute, l’espace, Gravity.

Une prouesse technique

Revenons plus en détails sur ces effets spéciaux qu’on peut réellement qualifier de prouesse technique  Le principe utilisé par le réalisateur, Alfonso Cuarón, pour reproduire la gravité est le suivant : ils ont utilisé une LightBox (qu’ils ont eux mêmes inventé); un caisson lumineux de 6 m de haut et 3m de large, dont les parois intérieures étaient recouvertes de 196 panneaux équipés chacun de plus de 4 000 diodes LED avec une caméra qui peut bouger à 360 ° dans l’intégralité du caisson.

Plusieurs intérêts à cela : les diodes permettaient de faire varier la lumière d’une intensité très forte au noir complet, caractéristique à l’espace et pour reproduire la gravité c’est la caméra qui bougeait et non pas les acteurs, ce qui permettait aussi un rendu ultra réaliste.

Un film perfectionné qui réussi son pari

Le film est volontairement lent pour nous permettre d’admirer les moindres détails. Et il y en a, l’écran est tellement grand, qu’il nous faut du temps pour observer tous ses décors fabuleusement réalistes, s’accordent à dire des anciens astronautes de la NASA (Agence Spatiale Américaine).

Les acteurs arrivent 5 minutes après le début du film. On retiendra ici l’excellent jeu d’acteur notamment pour Sandra Bullock, qui a été, selon moi, bouleversante. On ne la connaissait pas réellement sur un terrain dramatique. Mais dans Gravity, on la découvre littéralement, en interprétant le rôle d’un docteur qui se retrouve seul face à l’espace tout entier et face à son accablante vie. Tout est question de choix pour elle, une pugnacité et une force qui m’a fait lâcher une petite larme notamment pendant la scène de Tiangong (que je vous laisserai découvrir).

Chaque détail, chaque nanopixel, chaque microseconde ont été étudiés et réglés pour atteindre une exactitude frappante. Même la bande originale était troublante. Elle était très justement composée et habille le film avec perfection. Le tout créé une atmosphère dépaysante (et le mot est faible) qui me donnait des frissons sur mon siège vrombissant.

Au-delà de tout cet aspect de premier plan, le film aspire à une réelle réflexion pour le spectateur. Il nous incite à nous remettre en question dans notre position d’humain. Nous ne sommes qu’une infime particule dans cet univers qui à tout moment peut tout faire basculer. Il nous enseigne la modestie, l’humilité. Il nous rappelle également que la vie ne tient qu’à un fil.

En conclusion

Il me faut évidemment avant de conclure cet article vous exposer également les quelques points faibles du film qui sont ardus à trouver. Ce qu’on regrette, à la fin du film, c’est sa concision. Le scénario avance trop vite et se résout peut être de manière trop facile. On aurait aimé un film un peu plus long avec une problématique plus complexe. Mais peu importe. Ce film a réussi son objectif : m’emporter le temps d’un instant autre part que dans le train-train étouffant quotidien, me faire sentir et ressentir l’état d’apesanteur.

Aucun doute sur le fait qu’il rentrera facilement dans le Top 50 des meilleurs films de l’histoire du cinéma tellement il se trouve être révolutionnaire. Pour consentir l’intégralité de mes propos, il vous faudra vivre l’expérience Gravity.

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