RGPD : des voix s’élèvent contre un système souvent basé sur un consentement imposé

Le récent RGPD ne fait pas l’unanimité. En France, pas moins de cinq plaintes collectives ont été déposées auprès de la CNIL pour « exploitation illégale des données numériques » note 20Minutes. Ces dernières regroupent près de 12.000 plaintifs, qui estiment que les géants de la Tech font preuve d’hypocrisie dans leur manière d’appliquer la nouvelle réglementation.

Encadrés par la Quadrature du Net, ces plaintes ont été soumises à la CNIL dans les deux jours suivant l’application du RGPD. Elles visent notamment Google, Apple, Facebook, Amazon et LinkedIn, accusés une nouvelle fois d’exploiter illégalement les données de leurs utilisateurs. Cette démarche française n’est pas une exception en Europe, loin de là. Bien connu pour ses assauts féroces contre les GAFAMs, l’Autrichien Max Schrems (fondateur de l’association NOYB – None of your Business) est également monté au créneau.

5 plaintes collectives regroupant près de 12.000 plaintifs ont été déposées en France auprès de la CNIL contre le RGPD et les pratiques, jugées abusives, des GAFAMs.

L’activiste, avocat de formation, considère lui aussi que les nouvelles procédures mises en place au travers du RGPD ne respectent toujours pas la vie privée des utilisateurs. Pire, selon lui, les GAFAMs imposent à leurs usagers l’exploitation de leurs données sous la contrainte.

4 plaintes déposées par NOYB, dans 4 pays différents

D’une ponctualité probablement irritante pour les géants de la Tech, l’association a déposé, le jour même de la mise en service du RGPD, quatre plaintes auprès de quatre autorités de protection des données personnelles (celle de Paris pour Android, celle d’Autriche pour Facebook, d’Hambourg pour Whatsapp et de Belgique pour Instagram précise 20 Minutes).

Principal motif de mécontentement pour Max Schrems et les plaintifs qu’il représente, la manière dont les GAFAMs tendent à faire accepter leurs conditions générales et leur collecte de données personnelles. Jugée hypocrite, la méthode est bien connue et pourrait se résumer par la suivante : « si vous continuez d’utiliser notre application ou nos services, vous acceptez nos nouvelles conditions d’utilisation ».

Une manière de « forcer le consentement » des utilisateurs pour Max Schrems. Pour rappel, l’intéressé est un habitué des questions de respect de la vie privée sur le net et les services qui en découlent. C’est notamment à lui que l’on doit l’annulation définitive l’accord Safe Harbor, qui – en 2015 – devait permettre le transfert de données récoltées en Europe vers les Etats-Unis.

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