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Roxxxy, le robot sexuel programmé pour simuler un viol

Roxxxy est un robot sexuel très particulier. Intelligent, il intègre en effet plusieurs personnalités et l’une d’entre elles a été spécialement programmée pour résister aux avances de son propriétaire.

Truecompanion, l’entreprise a l’origine de ce robot sexuel, trouve ses origines au début des années 90. Passionné d’automates, Douglas Hines a en effet utilisé ses multiples compétences pour créer une poupée sexuelle réaliste baptisée Trudy.

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Il a ensuite travaillé pendant plusieurs années pour Bell Labs et ce poste lui a permis de se former à l’intelligence artificielle.

Roxxxy, une poupée sexuelle intelligente dotée de cinq personnalités

Plus tard, dans les années 2000, il s’est souvenu de Trudy et il a alors décidé de travailler sur un robot sexuel mu par une intelligence artificielle.

L’homme a rassemblé des ingénieurs, des designers et des artistes pour l’épauler et il a passé les années suivantes à élaborer les deux robots sexuels actuellement présents au catalogue de son entreprise : Roxxxy et Rocky.

Positionnés sur un segment premium, ces deux robots misent sur le réalisme et la personnalisation pour s’imposer sur le marché. L’acheteur a en effet la possibilité de choisir leur visage, la couleur de leur peau, leur coiffure ou encore la teinte de leurs cheveux au moment de la commande.

La dernière version de Roxxxy va plus loin pour sa part et elle intègre ainsi un système d’intelligence artificielle avec pas moins de cinq personnalités différentes au choix, des personnalités au nom très évocateur : Wild Wendy, Mature Martha, S&M Susan, Young Yoko et Frigid Farrah.

Si les trois premières ne posent pas vraiment problème, il en va tout autrement pour les deux dernières.

Young Yoko est ainsi décrite comme une personnalité jeune et inexpérimentée attendant sagement que son propriétaire lui apprenne les choses de la vie. Une programmation très douteuse, en somme.

Une poupée encourageant le viol ?

Frigid Farrah fait encore pire. Cette personnalité a en effet été programmée pour être à la fois « réservée » et « timide ». Les développeurs ont également fait en sorte qu’elle s’oppose à son propriétaire lorsque ce dernier devient un peu trop entreprenant.

Laura Bates, la fondatrice du Daily Sexism Project, n’a pas vraiment apprécié les libertés prises par les développeurs de Roxxxy et elle l’a fait savoir au travers d’une tribune enflammée publiée sur le site du New York Times.

Extrêmement incisif, son article rappelle que le viol n’est absolument pas un acte de passion sexuelle. Il s’agit en effet d’un crime violent et elle s’inquiète évidemment de l’impact que pourrait avoir un tel robot sexuel sur les personnalités les plus fragiles. Pour elle, un tel produit pourrait en effet encourager les comportements violents.

Elle n’est d’ailleurs pas la seule à le penser. Noel Sharkey, un expert en robotique et en intelligence artificielle, partage le même avis et il l’a fait savoir au début du mois par le biais d’un article écrit en collaboration avec un spécialiste de l’éthique et des technologies.

Les deux chercheurs pensent en effet que la multiplication des robots sexuels intelligents risque à terme d’entraîner une déshumanisation des rapports sexuels pouvant déboucher sur une désensibilisation complète et une perte des valeurs sociétales. Ce qui pourrait déboucher selon eux sur une augmentation des viols et des actes pédophiles.

Ils ont même appelé le gouvernement britannique à limiter autant que possible l’import de ces produits sur le territoire.

Face à la polémique, Truecompanion a publié un communiqué sur son site, un communiqué dans laquelle l’entreprise indique que son objectif n’est évidemment pas de promouvoir la culture du viol, mais plutôt de proposer à ses clients une poupée réaliste apte à satisfaire leurs fantasmes.

Fred

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