Pour Stanford, l’avenir de la santé passe aussi par la technologie

Vijay Pande, associé principal dans le fonds américain de capital risque Andreessen Horowitz et professeur auxiliaire de bio-ingénierie à l’Université de Stanford affirme que le marché des soins de santé, qui pèse 3.000 milliards de dollars environ, n’arrive actuellement qu’à sauver 10% de patients du décès prématuré.

En effet, selon le professeur, cinq facteurs influent sur la mort prématurée d’une personne : sa prédisposition génétique, les circonstances sociales, son environnement, ses soins de santé et ses habitudes comportementales et c’est ce dernier qui pèse lourd dans la balance.

Santé connectée

En termes de pourcentage, le professeur affirme que le comportement d’un individu a 40% de risques de provoquer sa mort prématurée ; s’en suit ensuite la prédisposition génétique à 30% ; les circonstances sociales à 15% ; les soins de santé à 10% et l’environnement où il se trouve, à 5%.

Les soins de santé ne sauvent pas assez de monde

Face à cette situation, les médecins, entrepreneurs et investisseurs se rendent à l’évidence que pour sauver plus de vies, la solution n’est pas de se focaliser sur les soins de santé, mais sur les habitudes comportementales de chaque personne et, pour cela, les vœux pieux de « manger cinq fruits et légumes par jour » ou de « manger équilibré et faire du sport », ne suffisent plus.

En effet, les acteurs de l’industrie médicale se tournent vers une autre solution pour modifier le comportement humain : la technologie.

Plus précisément, il s’agit de se servir des appareils mobiles et technologiques pour contrôler l’état de santé d’un individu et diagnostiquer les maladies potentielles.

Une nouvelle thérapie basée sur la technologie

Si les médecins misent sur la technologie, c’est avant tout parce que la technologie mobile a tellement progressé qu’il existe désormais des dizaines d’applications de fitness. De plus, la technologie mobile peut à présent permettre de réaliser des essais cliniques aléatoires ou randomisés (ECR)  pour aider les utilisateurs à modifier progressivement leur comportement.

Par la suite, utiliser l’apprentissage automatique dans le domaine de la médecine pourra aussi aider à identifier les différentes nuances entre les comportements humains. Cette identification permettra de suivre chaque habitude comportementale d’une personne et d’en détecter celle qui pose un risque sur sa santé. Enfin, la technologie permettra d’adapter les thérapies existantes à différentes sortes de maladies.

On pourrait ainsi être à l’aube d’un nouveau type de thérapie : la thérapie cognitivo-comportementale informatique, ou la TCC technologique.

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