Screencast : Mac OS X Lion

Sans nul doute, on peut dire que Mac OS X Lion est une belle réussite. A peine 24 heures après son lancement, Apple est ainsi parvenu à vendre par moins d’un million de copies. Un score plutôt honorable, qui peut en partie s’expliquer par le fait que le grand fauve est proposé à 23,99 € sur le Mac App Store. A ce prix-là, c’est certain, on aurait vraiment tort de s’en priver. Et justement, si vous hésitez avant de franchir le pas, si vous aimeriez voir tourner « en vrai » le roi des animaux avant de vous décider, alors vous êtes bien tombés puisque vous trouverez dans la suite de l’article un screencast de 25 minutes s’attardant sur ses principales fonctionnalités ainsi qu’un récit de ma propre expérience.

Screencast : Mac OS X Lion

L’installation : tout en douceur

Comme vous le savez si vous avez lu cet article, il existe finalement deux manières d’installer Mac OS X Lion. La première consiste tout simplement à suivre la procédure imposée par Apple. On achète puis on télécharge le système d’exploitation en passant par le Mac App Store, on attend tranquillement en sirotant un café et on suit la procédure qui s’affiche au lancement de l’assistant d’installation. Au total, il faut compter quelque chose comme une heure entre le moment où vous allez lancer le téléchargement de Mac OS X Lion et l’instant où vous pourrez pleinement en profiter. Notez cependant que cela dépend aussi de votre connexion internet et de la puissance de votre Mac.

La seconde méthode est un poil plus compliquée. Il s’agit en effet de sortir des sentiers battus et d’installer Mac OS X Lion de zéro. L’installation sera un peu plus longue mais elle sera aussi un poil plus « propre ». Si vous souhaitez en savoir plus sur la question, vous pouvez aller consulter mon billet précédent sur le sujet. Puisqu’on en parle, avant de vous lancer, n’oubliez pas que la nouvelle version du système d’exploitation d’Apple n’est pas compatible avec les applications PowerPC. C’est un point important et qui doit être pris en considération dans votre démarche.

En dehors du fameux défilement naturel qui a causé bien des déconvenues aux utilisateurs (pour le désactiver : « Préférences Système », « Souris », « Pointer et cliquer » et on décoche « Sens du défilement naturel »), lorsqu’on se retrouve sur Mac OS X Lion, on ne distingue aucune différence notable d’avec Snow Leopard. Globalement, les deux systèmes se ressemblent comme deux gouttes d’eau sur le plan esthétique. Néanmoins, lorsqu’on rentre un peu plus dans le vif du sujet et qu’on prend le temps de lancer quelques applications, on se rend compte qu’ils ne sont pas si similaires que ça. Et justement, on va maintenant s’intéresser à ce qui a changé…

Screencast : Mac OS X Lion

Les nouveaux gestes multi-touch

Apple a beaucoup communiqué sur les nouveaux gestes multi-touch et il est vrai que certains de ces derniers sont tout simplement redoutables. Parmi les gestes qui m’ont le plus marqué, on peut citer la possibilité de faire apparaître Mission Command en faisant glisser verticalement trois doigts sur son Magic Trackpad (ou sur le trackpad intégré aux Mac portables) ou encore la double tape à deux doigts qui permet d’agrandir facilement le contenu d’une fenêtre. Même que ça s’appelle le « zoom intelligent » et que ça change la vie. Contrairement à ce que je dis dans mon screencast, il est aussi possible de lancer le Launchpad d’un seul geste. Comment ? Il suffit de pincer son trackpad avec son pouce et trois doigts.  Même chose d’ailleurs pour afficher le bureau, à ceci près qu’il faut alors écarter le pouce et trois doigts. C’est une question d’habitude, bien sûr, mais ces nouveaux gestes nous permettent au final de gagner pas mal de temps.

Et mon préféré de tous, c’est le balayage entre plusieurs pages. Imagine un instant, tu vas sur un site, tu navigues de pages en pages et tu souhaites revenir en arrière. Plutôt que de cliquer sur les flèches « précédent » et « suivant », il te suffit de balayer horizontalement ton Magic Trackpad avec deux doigts. C’est simple, c’est intuitif et c’est en plus joli à regarder. Bien évidemment, cela fonctionne avec le navigateur web, mais également avec les autres applications. Pour moi, ces gestes sont devenus des incontournables. Pour tout vous dire, depuis l’avènement de Mac OS X Lion, mon Magic Trackpad ne sait plus où donner de la tête.

Screencast : Mac OS X Lion

L’affichage des applications en plein écran

Si l’intérêt de l’affichage des applications en plein écran est plus que limité sur un écran de 27 pouces (sauf peut-être pour des applications comme iPhoto / Aperture ou iMovie / Final Cut), cette fonction prend tout son sens sur un écran de 11 ou de 13 pouces. Qu’on ne s’y trompe pas, si Apple a mis en avant un MacBook Air pour illustrer cette option, ce n’est pas pour rien. Car là, en effet, on dispose d’une surface d’affichage relativement limitée. Et sur une application comme Mail ou comme Safari, c’est sûr que ce mode plein écran peut vraiment faire la différence. L’autre atout de cette fonctionnalité, c’est qu’il est bien évidemment possible d’ouvrir plusieurs applications en plein écran. Ces dernières viennent alors se positionner à la suite les unes des autres, un peu comme des bureaux. Il suffit alors de balayer horizontalement son trackpad avec trois doigts pour « sauter » de l’une à l’autre.

Mais l’intérêt du mode plein écran, c’est aussi de pouvoir se concentrer exclusivement sur une tâche, sans être parasité par tout ce qui peut graviter autour de nos fenêtres. Besoin de bosser sur un dossier urgent ? Hop, on balance Pages en plein écran et on ne verra plus Echofon s’affoler derrière. Un mail urgent à envoyer ? Même chose, on ouvre Mail en grand et on augmente ainsi sa concentration. Ensuite, pour revenir à la normale et continuer à procrastiner, il suffit de cliquer sur le bouton bleu situé dans le coin en haut à droite de la barre Apple. C’est rapide et efficace.

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Le Finder : plus simple et plus clair

Le Finder intégré à Mac OS X Lion dénote très largement de ce que l’on trouvait sur Snow Leopard. Notre explorateur de fichiers préféré a en effet profité d’un bon nombre d’améliorations. L’interface est plus claire, plus minimaliste, la barre latérale de gauche ne présente désormais plus qu’une poignée d’options présentées sous la forme d’icônes grises et un tout nouveau mode de tri a également fait son entrée : le tri par catégorie d’application. Plutôt utile, ce dernier va ainsi vous présenter la liste de vos applications en les ordonnant selon le thème qu’elles abordent. Toutes les applications liée à la vidéo seront ainsi classées les unes à la suite des autres et il en ira de même pour les applications web ou pour les jeux. C’est plus clair et plus agréable à l’oeil.

Une nouvelle rubrique a également fait son entrée dans la barre latérale de gauche. Nommée « tous mes fichiers », elle vous permettra de visualiser sur une seule et même page les derniers fichiers ouverts ou modifiés. Là encore, ces derniers seront triés en fonction de leur type : images, documents PDF, musique, vidéos, présentations, documents, feuilles de calcul et ainsi de suite. En glissant le doigt vers la gauche ou vers la droite, on peut remonter dans le temps et on trouve également un nouveau bouton nommé « tout afficher » qui vous permettra en un clic d’afficher toutes vos dernières vidéos, toutes vos dernières images, tous vos derniers documents, toutes vos dernières feuilles de calcul ou encore toutes vos dernières présentations sur une même grille. Si vous ne savez plus où vous avez enregistré les dernières photos de vacances de l’oncle Teddy, c’est sûr, avec cette nouvelle fonctionnalité, vous allez les retrouver très rapidement. En ce qui me concerne, je l’ai adopté très vite puisque j’avais cherché à mettre en place le même type de solution sous Snow Leopard avec les dossiers intelligents.

Une autre fonction très pratique pour ceux qui bossent à plusieurs (et uniquement avec des Mac), c’est AirDrop. Il suffit de glisser un fichier sur le portrait d’un collègue pour que ce dernier se retrouve automatiquement dans son AirDrop. Et vice versa, bien évidemment. Enfin, parmi les changements moins voyants, il y a également la fusion de deux dossiers portant le même nom lorsqu’on s’adonne aux joies du copier / coller ou encore la possibilité de sélectionner plusieurs fichiers et de créer ensuite en un clic un dossier qui va les grouper.

Screencast : Mac OS X Lion

Mission Control : tout ton Mac sous la main

Pour ceux qui n’ont absolument pas suivi l’histoire, Mission Control est un tout nouvel outil qui est en réalité le résultat de la fusion entre Exposé, Dashboard et Spaces. D’un seul geste (balayage vertical avec trois doigts), il est ainsi possible de le faire apparaître et de visualiser d’un seul coup d’oeil tous nos widgets, tous nos bureaux et toutes les applications qu’ils contiennent. En quelques clics, on peut facilement changer d’espace de travail, d’application ou de fenêtre. D’ailleurs, si vous ouvrez une application en plein écran, alors cette dernière va venir se loger directement à l’emplacement où sont affichés les bureaux. Là encore, c’est plutôt pratique puisque ça évite de surcharger l’espace dédié aux fenêtres.

Cependant, tout n’est pas parfait. Le gros défaut de Mission Control (c’est aussi un avantage mais passons), c’est qu’il regroupe les fenêtres d’une même application dans une pile. Si vous n’avez que deux fenêtres d’ouvertes, ce n’est pas un problème, mais si vous en avez six ou sept, alors la visibilité de l’ensemble est assez réduite. Néanmoins, sachez qu’il suffit alors de positionner le curseur de sa souris sur la fenêtre de son choix et d’appuyer ensuite sur la touche « espace » pour déclencher la fonction « coup d’oeil » et zoomer sur cette dernière. Exactement comme avec les dossiers et fichiers du Finder.

Tout ce qui manque à Mission Control, finalement, c’est de pouvoir fermer une fenêtre directement en passant depuis l’outil. Même chose, on aimerait bien pouvoir renommer nos bureaux histoire d’en faire des espaces de travail à part entière. D’autant plus que l’on peut facilement attribuer une application à un bureau en particulier. Pour se faire, il suffit en effet de déplacer sa fenêtre sur le bureau de notre choix, de faire un clic droit sur son icône (dans le dock ou dans le dossier « applications ») et de sélectionner le menu « Options » et « Attribuer à ce bureau ».

Screencast : Mac OS X Lion

Launchpad, tes applications à portée de clic

De prime abord, on pourrait penser que le Launchpad est une fonction pratique puisqu’elle permet de lister en un geste toutes les applications installées sur la machine, qu’elles proviennent du Mac App Store ou pas. Tout l’intérêt étant qu’il est bien évidemment possible de les organiser dans des dossiers, à l’image de ce que l’on peut trouver sur iOS depuis quelques versions, ou encore supprimer des applications (uniquement celles provenant du Mac App Store) en quelques clics et sans avoir à passer par un outil comme App Cleaner.

Mais finalement, passé l’attrait de la nouveauté, on finit finalement par se demander à quoi pourra bien nous servir cette fonction au quotidien. Certes, elle est jolie, mais au final elle n’apporte pas grand chose. Du moins pour le moment, puisque la firme ne manquera certainement pas de la faire évoluer avec le temps.

Screencast : Mac OS X Lion

Reprise, Auto Save et Versions

De mon point de vue, on tient là trois des fonctions les plus intéressantes intégrées à Mac OS X Lion. Vraiment. Reprise, pour commencer, va permettre à votre Mac de conserver en mémoire les applications et fichiers ouverts par l’utilisateur. Ensuite, lorsque vous éteindrez et que vous redémarrerez votre machine, vous retrouverez comme par miracle tout ce joyeux petit monde dans l’état où vous l’aviez laissé. Certes, avec Snow Leopard, il était possible de paramétrer une application pour qu’elle s’ouvre avec la session mais Reprise va nettement plus loin en vous permettant de retrouver votre environnement de travail comme vous l’aviez laissé.

Auto Save, comme son nom l’indique, est un outil qui va enregistrer automatiquement tous vos documents sans nécessiter aucune intervention de votre part. En revanche, si je ne me trompe pas, cette fonction n’est pour le moment valable qu’avec la suite iWork d’Apple. Avec Office 2011, par exemple, il est encore nécessaire d’enregistrer soi-même ses documents. Gageons cependant que les éditeurs ne tarderont pas à déployer des mises à jour pour que leurs applications puissent tirer partie de cette fonctionnalité. En tout cas, c’est à espérer. Versions, quant à elle, vient en réalité compléter Auto Save. Car en effet, si Mac OS X Lion enregistre automatiquement toutes les modifications apportées à un document, Versions permet tout simplement de se promener à travers les différentes versions de ce dernier. Notons d’ailleurs que Versions se présente comme Time Machine et offre ainsi la même expérience visuelle.

Dans tous les cas, pour chaque document, il est bien évidemment possible de « locker » une version afin que Mac OS X Lion la conserve en mémoire. Ainsi, même en cas d’importantes modifications, vous pourrez retrouver facilement ses versions précédentes.

Screencast : Mac OS X Lion

Et après ?

Ce ne sont bien entendu pas les seules améliorations apportées par Mac OS X Lion. En vrac, on peut ainsi citer un tout nouveau carnet d’adresses beaucoup plus joli à regarder et bien plus facile à utiliser ou encore une nouvelle version de iCal qui n’offre que très peu de changements mais qui propose toutefois une interface légèrement plus léchée.

Au niveau des bugs rencontrés, et bien on peut dire qu’il y en a quelques uns mais c’est aussi ça de ne pas attendre les premiers correctifs de sécurité et de se précipiter un peu trop. Suite à l’installation de Mac OS X Lion sur mon iMac (procédure standard), il a ainsi fallu réparer toutes les autorisations, bien sûr, mais aussi lancer l’outil de réparation du disque dur. Disque dur qui mouline désormais nettement moins qu’à mes débuts avec le fauve. De temps à autre, il arrive également qu’une vilaine fenêtre opaque fasse son apparition et me demande de redémarrer ma machine. Notez cependant que cela peut très bien provenir d’une application qui n’apprécie pas trop le changement, ce n’est pas forcément Lion qui en est le responsable.

Puisqu’on en parle, certaines applications m’ont également valu quelques sueurs froides. C’était le cas de ScreenFlow qui semblait très bien fonctionner jusqu’à ce qu’on en arrive au montage de la vidéo. Là, j’ai eu la désagréable surprise de me rendre compte que la piste vidéo ne donnait rien de plus qu’un écran noir. Ce qui explique aussi pourquoi ce screencast a un peu tardé à sortir. Bien heureusement, l’équipe en charge du développement du logiciel n’a pas tardé à sortir une nouvelle version de son outil et tout est rentré dans l’ordre depuis.

Pour finir, sachez que vous pourrez trouver dans cet article un lien pointant vers un tableau récapitulatif listant toutes les applications pouvant poser problème avec Mac OS X Lion. Une adresse à garder sous le coude lorsque vous vous lancerez vers de nouvelles aventures.