Sextoys connectés : une politicienne tire la sonnette d’alarme

Avec la montée en puissance des objets connectés, la question de la sécurité de nos données personnelles est un domaine sur lequel les risques sont omniprésents et sujets à caution.

C’est dans ce cadre qu’une élue du parti travailliste anglais a attiré l’attention de l’opinion concernant le cas des jouets sexuels connectés, afin de sensibiliser les utilisateurs sur les menaces que constituent ces appareils intelligents sur leur vie privée.

Sextoys Europe

Selon Mme Chi Onwurah, ancienne ingénieure électricienne de son état, les faiblesses au niveau de la sécurisation de ces « sextoys » connectés sont une porte ouverte pour des tiers malintentionnés, des tiers capables de ce fait d’accéder à des données personnelles concernant l’utilisation des gadgets, mais également de prendre le contrôle à distance de l’accessoire.

L’élue anglaise s’insurge ainsi contre la facilité avec laquelle les appareils ou produits avec la mention « smart » peuvent être détournés à l’insu de leur propriétaire ou sans leur consentement.

Parler de sextoys est un excellent moyen pour attirer l’attention

Contrairement aux cas des voitures connectées, des appareils ménagers intelligents ou autres jouets, parler de vibromasseurs rend les consommateurs plus réceptifs et concernés par la portée du problème aux dires de Mme Chi Onwurah.

Bien qu’elle ait essayé de sensibiliser les gens depuis 2011 aux menaces posées par l’internet des objets, ce fut seulement en octobre 2017 avec les nouvelles concernant le piratage d’un sextoy connecté que le public a commencé à prêter oreille.

Une lacune dans la législation et des sociétés peu regardantes de la sécurité

Dernièrement, la société qui fabrique le sextoy We-Vibe a été condamnée à verser une amende de plus de trois millions de livres sterling pour avoir livré des accessoires capables de suivre à leur insu ou sans leur consentement les utilisations des clients.

Tout appareil connecté peut être piraté ou détourné dans leur utilisation, et quand c’est le cas, en plus de violer la vie privée des consommateurs, cette infraction viole leur sécurité. À travers ces mots, l’élue pointe le doigt sur une lacune dans la loi qui doit être comblée.

Ainsi, au cours de son mandat, la représentante de Newcastle Central se veut être une pionnière dans la mise en œuvre d’un internet plus sécurisé tant au niveau de la sécurité des applications que pour le respect de la vie privée des utilisateurs.

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