Si Facebook garde une trace de vos appels et SMS, c’est de votre faute

Nous en parlions dans nos colonnes il y a quelques jours, Facebook garde – dans certains cas – une trace de vos appels et SMS. C’est du moins ce que des utilisateurs de Facebook et Messenger sous Android (iOS n’est pas concerné) ont eu l’occasion de constater en téléchargeant l’ensemble de leurs données personnelles conservées par le réseau social. Une affaire qui fait jaser et qui a amené Facebook à s’exprimer sur la question.

La firme de Mark Zuckerberg se défend notamment d’avoir agi sans le consentement de ses utilisateurs et rétorque que si des traces d’appels et de SMS – passés depuis un smartphone Android – sont conservées dans ses banques de données, c’est que l’usager en a préalablement donné l’autorisation.

Facebook s’est exprimé au sujet de l’affaire des appels et SMS enregistrés. Et pour la firme, si des traces en sont gardées, c’est parce que vous l’avez préalablement accepté.

C’est en tout cas la posture qu’adopte le groupe sur sa Newsroom au travers d’un post sobrement intitulé « Fact Check : votre historique d’Appels et de SMS« . Facebook y prend notamment les devants en indiquant : « Vous avez peut-être vu de récents rapports indiquant que Facebook conservait un historique des appels et SMS [de ses utilisateurs] sans leur permission. Ce n’est pas le cas« .

Le souci (tardif) de la transparence…

Histoire de mettre les choses au clair, Facebook profite de son post pour faire montre d’une transparence exemplaire sur une affaire qui pourrait vite s’avérer scabreuse. Le service rappelle ainsi que Messenger et sa version Lite peuvent en effet (au travers de fonctionnalités « Opt-in ») dresser un historique des appels et des SMS, ainsi que récupérer la liste des contacts téléphoniques de l’utilisateur.

Le réseau social détaille également comment tout cela fonctionne, comment faire marche arrière et cherche à rassurer ses utilisateurs en précisant que ces données ne sont pas destinées à être vendues (encore heureux). Facebook rappelle en outre – et à juste titre – que le contenu de ces appels et SMS n’est pas collecté.

Cette profession de foi intervient alors que le leader des réseaux sociaux est attaqué de toute part depuis une semaine, et autant par la presse que par le grand public, suite au scandale de la Cambridge Analytica. La firme est notamment accusée d’avoir partagé de manière frauduleuse les données de près de 50 millions d’internautes à cet institut. Institut qui œuvrait, durant la dernière campagne présidentielle américaine, pour le compte de l’équipe de Donald J. Trump.