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Si une civilisation extraterrestre finit par nous contacter, alors elle aura sans doute disparu lorsque nous aurons reçu ses signaux

L’Homme est-il seul dans l’Univers. En tout état de cause et vu le nombre de planètes, systèmes et galaxies, il est peu probable que ce soit le cas. Toutefois, si une civilisation extraterrestre finit réellement par nous contacter, alors elle aura sans doute disparu lorsque nous recevrons ses premiers signaux. C’est en tout cas la thèse soulevée par Claudio Grimaldi et ses collègues de l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne en Suisse.

En 1961, Frank Drake a formulé une équation afin de tenter d’expliquer pourquoi aucune civilisation extraterrestre n’avait encore pris contact avec notre espèce.

JAXA

L’équation en question était la suivante : N = R* x Fp x Ne x Fl x Fe x L.

L’équation de Drake, toujours très discutée

N représentait le nombre de civilisations extraterrestres dans notre galaxie, des civilisations avec lesquelles nous aurions une chance d’entrer en contact.

Les variables représentaient pour leur part et dans l’ordre, le nombre d’étoiles en formation dans notre galaxie, la fraction de ces étoiles possédant des planètes, le nombre moyen de planètes potentiellement capables d’accueillir la vie pour chaque étoile, la fraction de ces planètes sur lesquelles une forme de vie était susceptible d’apparaître, la fraction de ces planètes sur lesquelles pouvait potentiellement apparaître une forme de vie intelligente, la fraction de ces planètes capables et désireuses de communiquer avec une autre espèce et… pour finir… la durée de vie moyenne d’une civilisation en années.

Cette équation occupe une place importante dans le cœur des ufologues et elle a donc fait l’objet de nombreux débats et d’un certain nombre d’études au cours de ces dernières décennies.

En 2004, des chercheurs s’étaient ainsi concertés pour tenter de résoudre l’équation en fonction de l’état de nos connaissances d’alors. Ils en étaient venus à la conclusion que notre galaxie était susceptible d’abriter dix civilisations susceptibles de remplir tous les critères exigés.

Toutefois, le vrai problème ne vient pas de notre galaxie ou même des systèmes et des planètes le composant, mais plutôt de la toute dernière variable, à savoir la durée de vie d’une civilisation.

Une histoire de civilisation

Drake pensait pour sa part qu’une civilisation était potentiellement capable de survivre pendant dix mille ans avant de disparaître.

Toutefois, Michael Shermer avait revu cette estimation à la baisse en se basant sur notre propre histoire. En compilant les données obtenues à partir des soixante plus grandes civilisations terriennes, l’homme en était en effet venu à la conclusion que la durée de vie moyenne d’une civilisation se trouvait autour de 420,6 ans.

Claudio Grimaldi et ses collègues de Lausanne s’intéressent beaucoup à l’équation de Drake eux aussi. En s’appuyant sur l’état actuel de nos connaissances, les chercheurs ont déterminé qu’il faudrait environ cent mille ans à un signal radio pour traverser notre galaxie. L’espèce humaine, par exemple, diffuse des ondes radio depuis environ 80 ans, mais ces dernières ont couvert jusqu’à présent moins de 0,001 % de la Voie lactée.

Compte tenu des estimations faites par Frank Drake, l’équipe en est donc venue à la conclusion que la civilisation à l’origine de ces hypothétiques signaux aurait de grandes chances d’avoir disparu lorsque nous aurons reçu son message. En conséquence, les chances que des signaux atteignent notre planète et que la civilisation qui en est à l’origine existe encore sont infimes.

Du moins en supposant que cette hypothétique civilisation utilise une technologie analogue à la nôtre et qu’elle se comporte comme notre espèce.

Et tout le problème est là finalement. Aussi intéressantes soient-elles, ces études se basent sur notre propre connaissance du monde et de la physique. Or si une vie extraterrestre existe quelque part, il y a finalement peu de chance qu’elle nous ressemble.

Fred

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