Quand un singe prend un selfie, à qui reviennent les droits d’auteur ?

C’est l’histoire d’un singe qui voulait se faire connaître. Pour cela, tous les moyens sont bons, et la bestiole a ainsi choisi de subtiliser l’appareil d’un photographe pour décrocher son plus beau sourire sur un selfie. Un sourire un peu forcé d’ailleurs, on sent que l’animal n’est pas encore très à l’aise avec le concept. Mais peu importe, là n’est pas la question.

Non, en fait, le problème suivant est soulevé par Wikimedia Commons, la plate-forme sur laquelle a fini le cliché : à qui reviennent les droits d’auteur de cette photo ? Au propriétaire de l’appareil ? Non, puisqu’il n’est pas auteur du cliché et qu’il n’a pas participé à sa mise en scène. Au propriétaire du singe ? Encore moins. Au singe lui-même du coup ? Manque de bol, il n’y est pas éligible.

Le selfie, version singe

Le selfie, version singe

La réponse de Wikimedia Commons est donc simple : la photographie tombe dans le domaine public. Tout le monde a donc le droit de la réutiliser, et c’est ainsi que le sourire un peu bête de ce singe fait actuellement le tour du monde, accompagnant l’information qui fait beaucoup parler d’elle.

Il aura donc réussi son coup de se faire connaître, finalement.

Quoiqu’il en soit, c’est un bon exemple de la folie qui règne autour des droits d’auteur : c’est en effet le propriétaire de l’appareil photo qui avait réclamé que ce cliché disparaisse sous prétexte qu’il lui appartenait. C’est ensuite la Wikimedia Foundation qui a publié l’histoire dans son rapport de transparence, en en profitant pour mettre les choses au clair.

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