Slack ferme les comptes des utilisateurs qui ont un lien avec l’Iran

Pour se conformer aux règlementations américaines concernant les pays sous embargo, Slack a décidé de fermer les comptes des utilisateurs qui sont liés directement ou indirectement à l’Iran. Malheureusement, ceux qui ont vu leurs comptes fermés brusquement n’ont reçu aucun avertissement.

La décision de Slack de désactiver les comptes des utilisateurs iraniens a fait couler beaucoup d’encre. Certes, la plupart sont des citoyens iraniens, mais ceux qui résident dans des pays comme le Canada, la Finlande et les États-Unis sont aussi touchés.

Clavier

Le service est accusé d’excès de zèle et de mal interpréter les réglementations de l’OFAC. Certains évoquent même une décision arbitraire pouvant être assimilée à une forme de racisme.

Une mise à jour indispensable

D’après les responsables de Slack, la décision de fermer les comptes des utilisateurs ayant un rapport avec l’Iran n’a rien de raciste.

Une mise à jour du système s’avérait obligatoire et cette dernière aurait permis de détecter les adresses IP en relation avec les pays sous embargo. En aucun cas, la plateforme n’a donc tenu compte de la nationalité de ces utilisateurs.

Pour l’heure, ceux qui souhaitent retrouver l’accès à leurs comptes peuvent contacter le service « feedback » de Slack. Outre l’Iran, Slack surveille de près les échanges avec les autres pays sous embargo comme Cuba, la Syrie, la Corée du Nord ou la Crimée.

Les expatriés iraniens dans la ligne de mire de Slack

De nombreux expatriés iraniens déplorent cependant la fermeture abrupte de leurs comptes. Faute d’avertissement, ils n’ont même pas eu le temps de faire des sauvegardes. Dans ce sens, Mahsa Alimardani qui travaille à Oxford a affirmé que cette décision est le résultat d’une mauvaise interprétation des règles de l’OFAC. Cette spécialiste en communication travaille étroitement avec l’Iran.

Depuis que Trump est au pouvoir, les sanctions sont de plus en plus agressives. À ce propos, la firme Huawei en a fait les frais. Dernièrement, la Directrice financière de la multinationale chinoise a été arrêtée au Canada. Selon les autorités américaines, Meng Wangzhou aurait ignoré les sanctions imposées à l’Iran.

L’administration Trump est particulièrement stricte. Aussi, les plateformes comme Slack n’ont plus vraiment de marge de manoeuvre et préfèrent sacrifier des utilisateurs.

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