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Snapchat et Instagram accusés de favoriser la dysmorphophobie corporelle

Snapchat et Instagram ont le vent en poupe. C’est un fait, leurs effets nous aident à nous embellir nos photos. Ce constat n’a pas échappé aux jeunes utilisateurs des réseaux sociaux qui sont de plus en plus nombreux à demander à des chirurgiens esthétiques de ressembler à une version avec filtre d’eux-mêmes.

D’après le Docteur Escho, chirurgien esthétique a l’Escho Clinic de Newcastle, au Royaume-Uni, l’utilisation abusive des filtres Instagram et Snapchat a entraîné une augmentation du nombre de demandes des femmes qui voulaient ressembler à une « version améliorée » d’elles-mêmes grâce aux filtres.

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Ces nombreuses demandes ont pris les chirurgiens de court. Ces derniers accusent même ces réseaux sociaux de favoriser la dysmorphie corporelle.

Les temps changent

Avec l’avènement de réseaux sociaux, les choses ont changé. « Avant, les patients venaient à la clinique avec des photos de stars ou de mannequins auxquels ils voulaient ressembler. Mais avec l’arrivée des réseaux sociaux et des filtres, de plus en plus de patients viennent avec des versions d’eux-mêmes avec filtre. Et c’est leur but à atteindre. » explique le docteur Escho.

La réalisation de telles chirurgies n’est pas sans risque. D’après le chirurgien, elle pourrait par la suite engendrer chez le patient une dysmorphophobie corporelle. Cette maladie est une obsession liée à un défaut physique, imaginaire ou exagéré, pouvant pousser le patient à chercher la perfection quitte à abuser de la chirurgie esthétique.

Un manque de confiance en soi

La société dans laquelle nous vivons est de plus en plus exigeante. Chez certaines personnes, cette pression constante de la perfection peut pousser à un manque de confiance en soi. Le docteur Escho a notamment raconté l’histoire d’une jeune femme qui voulait se faire opérer pour ressembler à son image avec les filtres Snapchat car avant d’utiliser ces effets, elle ne se sentait pas belle.

« Ce genre de comportement s’explique par la société dans laquelle nous vivons. Les jeunes sont nés dans un monde où les réseaux sociaux sont omniprésents et où les sentiments et l’estime de soi sont basés sur le nombre de likes ou de followers qu’ils peuvent avoir. » confie-t-il.

Dans le cas de cette jeune femme, le docteur Escho a refusé de l’opérer et l’a envoyé vers un service de soutien psychologique.

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