Snapchat mêlé malgré lui à une affaire de viol collectif

Snapchat est très populaire auprès des adolescents et des jeunes adultes. Beaucoup pensent en effet – à tort – que la solution garantit l’anonymat le plus complet. Dans les faits, ce n’est évidemment pas le cas.

Liège a été le théâtre d’une affaire particulièrement sordide un peu plus tôt dans l’année. Un groupe composé de mineurs et de jeunes adultes a en effet agressé sexuellement une adolescente âgée entre 15 et 16 ans.

Prison Selfie

Crédits Pixabay

L’un des agresseurs a pris soin de filmer toute la scène avec son smartphone, pour la diffuser ensuite sur Snapchat.

Un viol en réunion diffusé sur Snapchat

L’affaire a été rapidement portée à la connaissance de la police judiciaire de Liège et cette dernière a bien entendu ouvert immédiatement une enquête.

Elle a très vite réussi à mettre la main sur la vidéo complète, une vidéo qui lui a ensuite permis d’identifier tous les agresseurs.

En tout, sept personnes sont impliquées. Certains des agresseurs étaient mineurs au moment des faits et avaient ainsi entre 13 et 17 ans. D’autres sont en revanche âgés de 18 ans. Tous les suspects ont été interpellés la semaine dernière et placés en détention. Ils sont accusés de viol et ils ont été placés sous mandat d’arrêt.

D’après Catherine Collignon, le premier substitut du procureur du Roi de Liège, la victime serait âgée entre 15 et 16 ans. En outre, si les suspects seront tous poursuivis pour viol, ils risquent aussi de faire face à une accusation d’empoisonnement. L’adolescente ne semblait en effet pas dans son état normal dans la vidéo et les enquêteurs soupçonnent ainsi le groupe d’avoir utilisé du GHB pour la rendre docile.

Sept suspects ont été placés en détention

À noter que les agresseurs ne sont pas les seuls à risquer la prison. En effet, les personnes qui ont diffusé la vidéo risquent d’être poursuivies à leur tour pour diffusion d’images à caractère pédopornographique.

Ce n’est pas la première fois qu’une agression sexuelle est diffusée par le biais de Snapchat. Plus tôt dans l’année, un homme résidant au Royaume-Uni a en effet été condamné à 11 ans de prison pour avoir violé une femme ivre et pour avoir diffusé la vidéo de son forfait sur la solution.

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