SNCF : vers une remise à neuf de son offre TGV classique

La SNCF a annoncé le 26 mai 2017 son projet de réactualiser son offre TGV classique. Sans pour autant subir de transformations, les trains à grande vitesse porteront donc à partir du 2 juillet 2017 le nom de « In-OUI ». Dans le cadre de cette refonte, la compagnie ferroviaire compte aussi redorer son image en se faisant rebaptiser « Oui.sncf ».

La SNCF souhaite passer un cap en termes de qualité de services sans avoir à réviser les tarifs. Effectivement, l’offre TGV classique va bénéficier d’une marque dédiée.

TGV

Rachel Picard, la Directrice générale de Voyages SNCF explique qu’« On souhaite donner une identité propre au TGV classique afin de montrer aux gens que ça progresse, que ça ne reste pas figé. »

In-Oui, le nouveau nom du TGV

Face aux voyageurs qui deviennent de plus en plus exigeants, la SNCF forme ses agents pour qu’ils puissent parvenir à réactualiser les TGV afin de leur faire adopter un aspect différent.

Face à cette transformation, les clients n’auront pas à craindre une augmentation de prix. Le président de la SNCF, Guillaume Pépy a tenu à souligner que « Nous souhaitons proposer une excellente qualité de service. » « Et comme l’objectif n’est pas d’en faire un produit de luxe, il n’y a aucune raison de gonfler le prix », a-t-il ajouté.

De plus, pour la SNCF, le développement du TGV à bas coup Ouigo reste jusqu’à aujourd’hui le meilleur moyen d’attirer une plus large clientèle. Par conséquent, la compagnie qui compte actuellement 105 millions de passagers ambitionne de faire la conquête de 15 millions de voyageurs de plus d’ici 2020.

Un véritable défi pour la compagnie

Pour mener à bien son projet, la SNCF investira près de 2,5 milliards d’euros d’ici 2020. Cela passe notamment par la réhabilitation des rames TGV existantes et par l’achat de nouvelles rames TGV Océane.

De nouveaux services digitaux comme le déploiement de hotspots WiFi dans les trains seront aussi mis en place. La compagnie devra alors investir dans la formation des agents qui vont s’en occuper.

La mise en place des portes d’embarquement à quai doit également être prise en compte.

Une question reste en suspend cependant. Tous ces changements permettront-ils à SNCF de garder ses clients d’ici 2021, date à laquelle elle risque de perdre le monopole sur le marché français ?

Mots-clés sncf