SNES Mini : Nintendo justifie l’absence d’EarthBound au Japon

Nintendo a expliqué le pourquoi de l’absence d’EarthBound dans la version japonaise de la SNES Mini. Mother 2, car tel est son nom au pays du Soleil levant, n’a ainsi pas été retenu pour une raison d’équilibre dans l’offre proposée. Et puis de toutes les manières, d’autres RPG se trouvaient devant lui dans la file d’attente.

Pendant longtemps, la licence EarthBound, connue sous le nom de Mother au Japon, est restée inconnue des joueurs européens peu à l’aise avec l’import. Qui aurait donc pu imaginer que Earthbound/Mother 2 soit inclus dans la sélection de jeux de la SNES Mini et pas dans celle de la Super Famicom Mini, son équivalent nippon ?

Kazuyoshi Nishi appartient au département des affaires générales de Nintendo. Auprès de Famitsu, il a justifié (en japonais, tiens) l’absence de Mother 2 dans le line-up japonais de la Super Famicom Mini. Et figurez-vous que ses explications ne tiennent pas juste du pipeau du genre « Euh, ah oui, il intéressait des gens ce jeu-là ? »

Déçus par les jeux de la SNES/Super Famicom Mini ? Et la Console Virtuelle alors ?

Notre homme confie ainsi que « si nous n’avons pas inclus Mother 2, ce n’est pas simplement par rapport au Japon, mais avec l’équilibre des genres, des franchises et des personnages, il y avait beaucoup d’autres RPG que nous voulions incorporer avant Mother 2. À ce moment-là, le concept était celui d’un produit avec lequel on jouerait avec des enfants et des amis ».

Voilà pourquoi, du moins en partie, Panel de Pon (Tetris Attack en Occident) et Super Formation Soccer (Super Soccer), qui sont des jeux multijoueurs, font partie de l’offre de la Super Famicom Mini.

M. Nishi déclare s’être plié à la volonté de Nintendo de ne pas inclure davantage de RPG jouables en solitaire. Il indique cependant que si aucune limite ne lui avait été imposée, il aurait « naturellement » inclus tous les titres qu’il avait en tête. Takao Shimizu, à la tête du développement de Star Fox 64 (Lylat Wars chez nous) et qui a officié sur l’interface de la SNES/Super Famicom Mini, estime quant à lui que les joueurs déçus des jeux proposés dans ces machines peuvent se tourner vers la Console Virtuelle des dernières consoles Nintendo. Et d’ajouter : « Ce qui veut dire que je ne pense pas qu’il soit nécessaire que ces produits soient parfaits ». Pensée que ne partagent probablement pas ceux ayant déjà fourré leur modèle réduit d’une foultitude de ROMs évidemment extraites de leur collection personnelle de cartouches.

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