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Sous les sanctions américaines, ZTE arrête ses principales activités

ZTE, le géant chinois des télécommunications, a annoncé le 10 mai 2018 qu’il va cesser ses principales activités en raison des sanctions que lui auraient attribué les États-Unis. ZTE n’aura plus le droit d’acheter des composants électroniques aux USA.

Cette décision de l’administration américaine a été adoptée à la mi-avril mais c’est dans la nuit du 9 au 10 mai que le groupe chinois a finalement décidé de diffuser un communiqué relatant cette cessation de ses activités.

Alors que la Chine comptait grandement sur ZTE pour le développement des infrastructures en 5G, ce projet est désormais menacé par cette sanction américaine. La firme dépend énormément des composants électroniques américains pour la confection de sa téléphonie mobile.

Néanmoins, le communiqué diffusé par ZTE déclare que l’entreprise est encore en pourparlers avec l’administration américaine dans l’espoir de modifier ou d’annuler cette décision.

Les raisons de la sanction

Depuis que ZTE a reconnu avoir réexporté des équipements américains vers la Corée du Nord et vers l’Iran en 2016 malgré l’interdiction imposée par les États-Unis, Washington l’a dans le collimateur.

Par la suite, l’administration américaine a accusé ZTE d’avoir fait de fausses déclarations concernant les sanctions qui auraient dû être prises par l’entreprise à l’endroit de certains de ses dirigeants.

Par conséquent, les États-Unis ont décidé en avril 2018 de sanctionner ZTE en lui interdisant d’acheter des composants électroniques aux États-Unis pendant sept ans. Ces composants électroniques incluent les semi-conducteurs, le système d’exploitation Android ainsi que les puces.

La Chine s’alarme de la situation

Désormais privée de la technologie américaine, ZTE voit la survie de sa téléphonie mobile menacée. C’est pourquoi l’entreprise a publié le communiqué déclarant qu’elle cesserait désormais ses principales activités. La Chine a tenté d’intervenir en transmettant ses protestations solennelles la semaine dernière lors des pourparlers commerciaux menés par une délégation américaine dirigée par le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin à Pékin.

La Chine s’inquiète du sort de l’entreprise et de ses quatre-vingt mille employés. C’est ainsi que le pays a fait de l’affaire ZTE une priorité dans les négociations commerciales qu’il mène actuellement avec les États-Unis. Certains analystes pensent que cette sanction est une stratégie des USA pour ralentir la Chine dans le domaine technologique.

Si la situation ne s’arrange pas du côté des États-Unis, ZTE pourra toujours se rabattre sur les deux autres principaux fournisseurs de semi-conducteurs : Taïwan et Corée du Sud. Mediatek, le groupe taïwanais producteur de semi-conducteurs disposerait déjà d’une autorisation délivrée par Taipei pour fournir ZTE en composants électroniques.

Donald Trump, de son côté, a annoncé en début de semaine sur Twitter travailler avec Xi Jinping afin de lever dans les meilleurs délais les restrictions appliquées à l’entreprise. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que le président américain intervient personnellement dans une telle affaire et il en avait ainsi fait de même lors du projet de rachat de Qualcomm par Broadcom.

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Andy

Passionné de NTIC, sportif et à ce que l'on dit, un bon vivant !