SpaceX a décroché un contrat de 69 millions de dollars dans le cadre de la mission DART de la NASA

L’entreprise d’Elon Musk marque l’industrie aérospatiale de son empreinte avec ses fusées et lanceurs. Et elle pourrait bien entrer dans l’histoire en déviant un astéroïde de sa trajectoire, façon Armageddon.

SpaceX a en effet ttps://thenextweb.com/insider/2019/04/13/nasa-is-paying-spacex-69m-to-crash-a-rocket-into-an-asteroid/avec la NASA pour un contrat de 69 millions de dollars, dans le cadre d’une mission nommée DART (Double Asteroid Redirection Test). L’objectif de cette approche est de lancer une fusée vers un astéroïde afin de le détourner de sa trajectoire avec l’énergie cinétique de l’impact.

SpaceX a décroché un contrat de 69 millions de dollars dans le cadre de la mission DART de la NASA

Crédits Pixabay

Pour cette mission, Space X va utiliser une fusée Falcon 9 animée par propulsion électrique solaire pour atteindre une lune de l’astéroïde Dydimos, avec un départ prévu en juin 2021 pour un impact en octobre 2022.

Tirer parti de l’effet cinétique pour dévier un astéroïde

La méthode que SpaceX et la NASA comptent employer n’est pas à proprement dire compliquée, c’est surtout la mise en œuvre qui est assez coton.

Un impacteur cinétique est par définition un objet, une planète, une comète, un astéroïde, ou bien dans notre cas, un engin spatial, le Falcon 9. Le but est de le faire s’écraser à grande vitesse sur un autre objet céleste, la lune de l’astéroïde Dydimos pour le coup.

L’impacteur cinétique devra ainsi avoir une grande vitesse afin de permettre au choc d’obtenir l’effet désiré, la déviation de la trajectoire de l’objet impacté, qui est pour ainsi dire coupé dans son élan et obligé à prendre une nouvelle direction. On peut même envisager d’embarquer des charges explosives à bord de l’impacteur cinétique, dans le cas d’un engin spatial, afin d’obtenir plus d’effet.

Une cible située à 11 millions de km de nous à l’échéance

Le projet DART de la NASA vise ainsi la déviation d’un petit astéroïde, la lune de l’astéroïde Dydimos, ce qui devrait également dévier la trajectoire de l’astéroïde principal.

Toutefois, même si la démarche est assez facile en théorie, la réalisation de l’opération nécessite des calculs compliqués pour la trajectoire de l’impacteur, la vitesse à laquelle il devra voyager, la distance qu’il devra parcourir, ainsi que les forces gravitationnelles qu’il faudra également compter dans l’équation.

Même si pour l’instant, l’objet céleste n’a pas la Terre en ligne de mire, ce qui intéresse les acteurs est avant tout les enseignements qu’une telle expérience nous donnera.

Cela permettra en effet d’obtenir des données pour les étudier afin de se prémunir contre l’assaut d’un géocroiseur si le cas devait arriver dans le futur.

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