Spiral Knight, un chouette MMO gratuit dans ton navigateur

Les MMO, c’est encore mieux que la vie. Tu ne me crois pas ? Très bien, alors est-ce que tu peux chevaucher un griffon dans la vraie vie ? Non ? Et est-ce que tu peux poutrer des gobelins ? Non plus ? Bah voilà, c’est la preuve qu’un bon jeu de rôle vaut mieux que la vie de tous les jours. Oui et si tu es amateur du genre, alors Spiral Knight est fait pour toi parce qu’il est franchement pas mauvais du tout. D’ailleurs, le meilleur reste à venir puisque ce titre réalisé par Sega est en plus totalement gratuit et il se joue directement dans le navigateur. Ah, et il est aussi en français…

Spiral Knight, le scénario

Tchzzzz, Alpha appelle Bêta… Tchzzzz… Mayday, mayday, les commandes ne répondent plus… Tchzzzz…. Ptain, on va se niquer la face contre une montagne de la planète Z45BTR0010H, envoyez les… Tchzzzzz…. Tchzzzzz…. Tchzzzzzz…. Pour une fois, le scénario de Spiral Knight joue la carte de l’originalité. On se trouve donc bien loin des elfes, des orcs, des fées et des lutins, ce MMO tend en effet plus vers la science-fiction et l’anticipation. Ouf.

Ainsi, tu incarnes un Spiral Knight, soit un drôle de petit robot qui s’est vautré bien comme il faut sur une planète du nom de Cradle. Note cependant que tu n’es pas le seul dans ce cas puisqu’il est arrivé exactement la même chose à tous tes copains. Manque de bol, les habitants de cette planète ne sont pas forcément très contents à l’idée d’accueillir une nouvelle civilisation et tu devras donc te battre pour survivre et rentrer chez toi. Oui et en même temps on s’en doutait un peu, si notre vaisseau s’était écrasé sur une planète pacifiste, on se serait peut-être emmerdé.

Bien heureusement, tes chefs ont eu la bonne idée d’installer un camp de base dans la ville de Haven. Tu pourras donc acheter du matériel, récupérer des popos et choper de la quête sans avoir à parcourir toute la planète. Mais attention car on trouve sous cette ville des Rouages mystérieux qui forment un monde souterrain et peu avenant. Un monde dans lequel tu devras bien entendu te rendre histoire de sauver le monde et ses pom pom girls. Dans tous les cas, c’est clair, le background de Spiral Knight n’a rien à voir avec ce que l’on connaît déjà et c’est bien évidemment une très bonne chose. Mais après, dans la pratique, il vaut quoi exactement, ce titre ?

Spiral Knight, le fonctionnement du jeu

Comme pour n’importe quel MMO, on commence par créer son personnage. Cette étape est réduite au strict minimum, il est juste possible de changer le casque, l’armure et les couleurs de notre personnage. Pas de classe, pas d’options évoluées, on en reste aux bases et c’est finalement une sensation que l’on retrouve tout au long du jeu. Contrairement à ce que cette dernière phrase pourrait vous laisser penser, ce n’est pas forcément une mauvaise chose, bien au contraire.

Les premières minutes du jeu sont dédiées aux bases et à l’apprentissage du gameplay. Le tutoriel est plutôt bien fait, il s’agit tout simplement de se rendre dans le tout premier village et d’apprendre pour se faire à déplacer son personnage, à attaquer les ennemis qui nous barrent la route et à interagir avec le décor. C’est simple et efficace, la prise en main est immédiate. En maintenant enfoncé le bouton gauche de la souris, on déplace son personnage dans la direction du pointeur, en cliquant sur le bouton droit on attaque les méchants. Oui et là, pas besoin de viser puisqu’il suffit de se trouver à proximité d’un mob pour le viser automatiquement. Pour en revenir sur le clic droit, il faut savoir qu’il vous permettra également de dialoguer avec des PNJ ou d’actionner des éléments du décor.

Concernant les armes, il faut savoir que tous les personnages débarquent dans le jeu avec une épée et un flingue. On peut passer facilement de l’un à l’autre soit en utilisant la molette de la souris, soit en appuyant sur la touche « espace ». Point intéressant, il est aussi possible d’utiliser un bouclier en appuyant sur la touche « x » mais ça, on l’apprend plus loin dans le jeu et c’est un peu dommage. Très vite, donc, on arrive au village et c’est finalement là qu’on commencera à rencontrer les autres joueurs et à se bouffer des Rouages.

Spiral Knight, les Rouages

Pour les résumer en quelques mots, on peut dire que les Rouages sont à Spiral Knight ce que les instances sont à World of Warcraft. Comme mentionné un peu plus haut, les Rouages dorment dans les souterrains de Haven. On ne sait pas vraiment ce qu’ils font là ni même à quoi ils servent mais la plupart des PNJ que l’on croisera nous demanderont d’aller y faire un tour en passant par ces ascenseurs un peu barrés que l’on retrouve à tous les coins de rue.

Mais le truc vraiment très sympa, c’est que ces Rouages se présentent un peu comme les donjons de Zelda. On y trouve des monstres, bien sûr, et il faut leur poutrer la tronche, évidemment, mais il y a aussi des petites énigmes à résoudre pour avancer. Genre des interrupteurs à trouver, des statues à déplacer, des coffres à ouvrir, des clés à choper et ainsi de suite. Je trouve que c’est un point important parce que la plupart des MMO gratuits du marché se contentent de proposer du monster bashing. Là, au moins, on a l’impression de réfléchir un peu et c’est pas plus mal.

Côté difficulté, on en a pour tous les goûts. Les premiers Rouages sont assez faciles et peuvent se faire seul mais il vaudra mieux monter des groupes pour aller plus vite. Là, logiquement vous devez blêmir à l’idée de devoir compter sur les autres mais en réalité ça se fait tout seul. Quand tu veux aller fouiner dans un Rouage, tu peux soit essayer de rejoindre un groupe existant, soit en créer un et attendre de nouveaux joueurs mais le tout se fait automatiquement. Pas besoin d’aller se faire des copains et de tailler le bout de gras, tu peux te concentrer sur ton leveling.

Spiral Knight, l’évolution dans le jeu

Puisqu’on en parle, il faut savoir que le système d’évolution de Spiral Knight est assez particulier. Je ne suis pas encore allé bien loin et il me manque peut-être des informations mais il semblerait que notre personnage ne gagne pas de niveaux. En réalité, c’est son équipement qui va gagner en expérience. Après avoir terminé deux ou trois Rouages, c’est en tout cas mon constat. Mon épée est niveau trois, mon flingue est niveau trois, mon armure est niveau trois mais mon personnage n’a pas bougé d’un poil.

Même chose d’ailleurs pour les classes. Il faut peut-être avancer encore un peu plus dans le jeu mais pour le moment j’ai surtout l’impression qu’elles n’existent pas dans Spiral Knight. En revanche, il faut savoir que le jeu propose pas mal d’options au niveau du crafting. D’ailleurs, si le sujet vous intéresse, sachez que vous pourrez trouver plein d’informations sur la page dédiée du Wiki du titre.

En revanche, s’il y a un élément qui a beaucoup d’importance dans le jeu, c’est bien l’énergie. Sans elle, tu ne peux rien faire puisque tout marche avec ça : les ascenseurs pour descendre sur les Rouages, le crafting, la création de guilde, la résurrection. Et le truc, évidemment, c’est que notre armure aussi consomme de l’énergie, tout comme les armes, et qu’il faut attendre longtemps, longtemps, longtemps pour qu’elle se recharge. Inutile de préciser que c’est aussi sur l’énergie que se fonde le business model de Spiral Knight puisqu’il est possible d’échanger des vrais billets contre de l’énergie…

Spiral Knight, en conclusion

Alors, qu’est ce qu’on peut dire de Spiral Knight, hein ? Quel est mon verdict ? Ma conclusion ? Et bien en toute franchise, ce jeu m’a très agréablement surpris. Les graphismes, c’est sûr, ne plairont pas à tout le monde, même chose pour la vue de dessus un peu « old school », mais il ne faut vraiment pas s’arrêter à ça. Non, parce qu’en réalité, dès que l’on commence à avancer un peu dans le jeu, alors on découvre un univers original et plutôt étonnant.

Non, Spiral Knight s’impose comme une très bonne surprise et je vous invite à aller le tester au plus vite histoire de vous en faire une idée. D’ailleurs, on se croisera peut-être, hein, et si c’est le cas n’hésitez surtout pas à me faire signe, mon personnage s’appelle « Calben ».

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