Stadia, la nouvelle offre de cloud gaming de Google

Google l’a fait ! Le géant américain a en effet profité de la GDC 2019 pour lever officiellement le voile sur sa nouvelle offre de cloud gaming, une offre sobrement baptisée Stadia ! Et non, il n’y a absolument aucun rapport avec le stevia de vos sucrettes.

Comme Google l’a martelé durant la présentation de son service, l’avenir du jeu vidéo ne se trouve pas dans une console physique, mais dans le cloud.

Google Stadia

Exit donc le traditionnel boîtier à brancher sur le téléviseur, la firme a préféré tout miser sur la démat’ en s’appuyant sur ses propres serveurs.

Stadia, le service qui mise tout sur la démat’

Concrètement, Stadia ne nécessitera pas l’achat ou la location d’un boîtier physique et le service ne se limitera pas non plus à un support en particulier. Il sera en effet possible de profiter du service depuis un PC, un smartphone ou même… un Chromecast.

Ensuite, l’utilisateur n’aura plus qu’à télécharger l’application associée – ou se connecter à une application compatible – pour retrouver sa bibliothèque et s’adonner à sa sombre passion.

Simple, n’est-ce pas ? En réalité, ce n’est pas le cas. Pour profiter de Stadia, l’utilisateur aura impérativement besoin d’une bonne connexion. Si tel est le cas, alors le service sera en mesure de diffuser des images en 1080p ou même en 4K à 60 images par seconde. Tout dépendra en réalité du débit de votre connexion puisque le service s’adaptera à votre réseau.

Google a en tout cas bien fait les choses. Contrairement à d’autres services, il ne sera pas nécessaire de télécharger quoi que ce soit pour accéder à ses titres préférés. Il suffira de se connecter au service et de cliquer sur le jeu de son choix pour qu’il se lance instantanément.

Des GPUs customisés et de gros serveurs

Toutes les opérations se feront donc à partir des serveurs de l’entreprise, des serveurs qui ont bénéficié d’un partenariat étroit avec AMD.

En effet, ces serveurs sont tous équipés d’un GPU customisé spécialement optimisé pour le service de Google. D’après les chiffres donnés par l’entreprise, les machines en question seraient en mesure d’offrir une puissance de calcul d’environ 10,7 téraflops… par serveur. Soit la puissance cumulée d’une PS4 Pro et d’une Xbox One X.

La partie CPU s’appuie pour sa part sur un processeur x86 secondé par 16 Go de mémoire vive.

Mais ce n’est pas le seul atout de Stadia et ce dernier aura aussi un autre intérêt, celui de s’intégrer pleinement à YouTube. D’après Google, il sera en effet tout à fait possible de jouer à un titre sur la plateforme et de streamer sa partie en même temps. Mieux, si nos abonnés disposent d’un forfait, alors ils pourront aussi lancer le titre auquel nous jouons à leur tour.

Plus d’infos cet été

Google a également profité de sa conférence de presse pour présenter sa manette, une manette qui ressemble assez à celle de la Xbox One.

Sans surprise, elle propose tous les contrôles habituels avec deux sticks analogiques (placés à la même hauteur, dommage), une croix directionnelle, des gâchettes et des boutons. Le contrôleur fonctionnera en WiFi et non en Bluetooth afin d’offrir la latence la plus basse possible. En revanche, le périphérique ne sera pas imposé aux abonnés et ces derniers pourront très bien utiliser leur propre contrôleur.

Stadia est attendu plus tard dans l’année aux Etats-Unis et en Europe. L’entreprise n’a cependant donné aucune info concrète et nous ignorons ainsi le prix du service. Toutefois, Google a promis de nous en dire un peu plus durant l’été. Le rendez-vous est pris.

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