Strangers Things accusé d’avoir volé une image à un photographe

Stranger Things se retrouve au cœur d’une véritable polémique. Alors que la troisième saison de la série vient d’être confirmée, ses producteurs sont accusés d’avoir utilisé une photo sans le consentement express de son auteur, un certain Sean R. Heavy.

L’épisode incriminé est le troisième de la seconde saison. Selon le plaignant, sa photo a été utilisée pour inspirer le concept art du décor d’une scène de tornade.

Stranger Things

« Netflix n’a jamais eu ma permission. » déclare-t-il sur PetaPixel. « Mon image n’existe dans aucune banque d’images en ligne, donc à moins qu’ils l’aient eu par un autre moyen, ils l’utilisent tout de même sans mon autorisation. »

De son côté, Netflix nie avoir « volé » cette photo de tornade. Heavey a, quant à lui, déposé plainte et compte bien obtenir des dédommagements de la part du service de streaming vidéo.

Netflix réfute les accusations

Heavey raconte avoir contacté Netflix concernant l’usage de sa photo sans sa permission. Les responsables estiment cependant ne pas être en tort étant donné que les éléments naturels ne sont pas soumis au copyright. Selon eux, « Un artiste ne peut pas revendiquer le monopole sur des objets qui existent dans le domaine public et dans le monde réel comme des nuages. »

Ces arguments sont cependant balayés par Sean R. Heavey qui fait remarquer que ce ne sont pas des nuages similaires qui ont été utilisés pour élaborer le décor de l’épisode, mais SA photo de nuages, ce qui change totalement la donne. « Il s’agit de mon image et je suis surpris que Netflix ne se contente pas de dire « oui » et de m’offrir une compensation. »

Un cas similaire en 2017

Ce n’est pas la première fois que Netflix est accusé d’exploiter une photo sans l’autorisation de son auteur et toujours avec Stranger Things.

Il y a un an, le photographe Gough avait porté plainte contre l’entreprise américaine pour avoir utilisé sa photo d’une cassette VHS pour un coffret DVD de la série TV. Gough avait alors été dédommagé par Netflix.

De son côté, Sean R. Heavey estime que son cas est plus complexe, car sa photo a été utilisée pour créer un concept art, donc plus ou moins modifiée. « À partir du moment où ma photo apparaît dans le documentaire, alors elle entre dans un usage officiel et j’ai le droit à une redevance d’utilisation comme les autres. » insiste-t-il.

Heavey a reçu le soutien de plusieurs photographes sur Facebook. La plupart estiment que Netflix devrait accepter ses torts et dédommager Heavey comme la société l’a fait pour Gough.

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