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Pour la Suisse, le streaming est en train de tuer le marché de la musique

Spotify, Deezer et tous les autres services positionnés sur le marché du streaming ont le vent en poupe sur internet. Ces plateformes ont en effet séduit de nombreux utilisateurs à travers le monde et elles totalisent ainsi en tout des dizaines de millions d’abonnés.

Elles ne font cependant pas l’unanimité auprès des artistes et des groupes gérant leurs intérêts. En Suisse, par exemple, ces plateformes sont très décriées. D’après de nombreuses figures de l’industrie, elles seraient même en train de tuer le marché.

Spotify Suisse

Spotify agace de nombreux producteurs suisses.

En 2015, le streaming a réussi à dominer 20 % du marché musical en Suisse. Les bénéfices des fournisseurs du service ne cessent d’augmenter alors que ceux des artistes stagnent.

Mauvaise répartition de revenu

Selon les interprètes, la cause principale qui les met en opposition face aux services de streaming concerne le mode de paiement. Les utilisateurs de ces plateformes visionnent en effet les clips vidéos et ils écoutent les chansons d’un artiste en ne déboursant qu’un tarif fixe par mois.

La somme due n’est donc pas calculée selon le nombre de chansons écoutées par l’abonné. Plus la consommation des clients en streaming augmente, moins les artistes en bénéficient puisque les parts diminuent.

Pour le cas de Spotify, le numéro un actuel dans le monde, sa part de bénéfice net s’est élevée à 70 % de ses recettes issues des abonnements et des diffusions publicitaires. On assiste aussi au même cas auprès d’Apple Music, son nouveau concurrent.

D’après Spotify, les artistes sont payées par rapport au volume mensuel d’écoutes par pays. L’entreprise ne voit donc pas ce qui pose problème.

Un système surtout profitable aux stars

Ce genre de partage de revenu est très profitable pour les grandes vedettes de la musique. Des stars comme Adele, Taylor Swift, les Rolling Stones ou encore Michael Jackson occupent les premières places de la liste. De plus, les plateformes de streaming suggèrent souvent les musiques les plus populaires et très demandées sur leurs sites.

C’est évidemment un problème pour les studios suisses, car ces chansons sont surtout celles des artistes internationaux et non celles des Helvètes. Lorenz Haas, chargée du groupe national suisse IFPI, a d’ailleurs lourdement insisté sur ce point dans son communiqué.

Sportify, lui, souligne qu’il s’entoure en permanence d’une cinquantaine de conseillers en musique pour alimenter les playlists et les différents répertoires musicaux présents dans la plateforme.

Ces spécialistes sont donc dotés de connaissances musicales reparties dans des régions et des pays. Seul problème, ces conseillers musicaux ne sont pas et ne seront peut-être jamais présents en Suisse.

Andy

Passionné de NTIC, sportif et à ce que l'on dit, un bon vivant !