Sur Google Earth, les barrages de confinement ressemblent parfois à des calmars géants

Google Earth est très apprécié des procrastinateurs et cela n’a rien de surprenant tant il est facile de se perdre des heures entières dans la solution, à fouiller à travers le monde. Certains s’en sont même fait une spécialité et ils s’amusent ainsi à parcourir la planète à la recherche de scènes insolites ou surprenantes.

Le membre d’un groupe spécialisé a justement eu la surprise de tomber sur une drôle de forme en se promenant du côté d’Elliot Bay, dans l’état de Washington.

Calmar Google Earth

Capture Google Earth

Située à quelques dizaines de mètres à peine d’une marina de la région, la forme en question rappelle un peu celle d’un calmar.

Une drôle de forme immortalisée par Google Earth

Imposante, elle est en effet rouge vif et elle semble comporter comme des tentacules à l’avant, des tentacules repliés sur eux-mêmes.

Si certains n’ont pas manqué de crier au kraken – ce qui arrive assez régulièrement sur Google Maps et Google Earth – une explication rationnelle et logique n’a pas tardé à émerger sur la toile.

Contrairement aux apparences, cette forme n’a absolument rien d’un calmar et il s’agirait en réalité d’un barrage de confinement replié sur lui-même, en boule.

Comme son nom le laisse supposer, le barrage de confinement est utilisé pour éviter la propagation des hydrocarbures en zone maritime ou même fluviale, notamment sur des sites où les bateaux peuvent faire le plein.

Des filets ou un barrage de confinement

Ces dispositifs se présentent habituellement sous la forme de flotteurs collés ou reliés les uns aux autres. Lorsque des hydrocarbures souillent une zone maritime, ils remontent immédiatement à la surface. Un barrage de confinement permet de limiter leur propagation, mais aussi de les rassembler à un seul et même endroit pour faciliter ensuite le nettoyage.

Il n’est pas rare de trouver des barrages de confinement dans les marinas bien entendu. Dans ce cas précis, il semblerait que le barrage ait été replié sur lui-même, ce qui a ensuite donné naissance à cette drôle de forme.

Désolé donc pour les fondus de Jules Vernes, le calmar géant de 20 mille lieux sous les mers n’est, pour le moment, rien de plus que le produit de l’imagination fertile de l’auteur.