Swatting mortel : l’auteur du coup de fil inculpé d’homicide involontaire

Le 28 décembre dernier, un innocent a accidentellement péri par balle tué à son propre domicile, lors d’un swatting. Le jeune américain âgé de vingt-huit ans nommé Andrew Finch était la victime collatérale d’un conflit lié au jeu Call of Duty. Le suspect a été arrêté peu de temps après. Aux dernières nouvelles, Tyler Barriss, l’homme qui a organisé la descente chez Andrew Finch, a été inculpé d’homicide involontaire.

Pour rappel, le swatting est une pratique qui a vu le jour il y a une quinzaine d’années. Ce dangereux canular consiste à passer un coup de fil aux forces de l’ordre et à faire croire à une situation à haut risque, telle une prise d’otage ou une alerte à la bombe. Les cibles sont parfois des écoles, des hôpitaux ou des particuliers.

Peine de mort Facebook

Dans l’Etat du Kansas, l’homicide involontaire équivaut normalement à trois ans de prison et trois cent mille dollars d’amende. Le procès de l’agent qui a appuyé sur la gâchette attendra que l’autopsie et les analyses balistiques soient terminées.

Qui est le coupable, la personne qui a tiré, ou celle qui a donné l’adresse ?

Tout a commencé par une dispute sur Call of Duty. Les deux joueurs se sont mis à se disputer et se sont menacés de swatting l’un contre l’autre. C’est au cours de cette altercation que l’un d’eux a mentionné son supposé adresse, adresse qui était en réalité celui de son ancienne maison, au Kansas.

L’autre joueur a donc fait appel à Tyler Barriss, déjà connu comme « swatteur à gage », en lui filant l’adresse.

« Je ne dis pas que je n’ai pas de responsabilité dans sa mort, mais je n’ai tué personne », a déclaré Tyler Barriss. « Je ne pense pas que je devrais être inculpé pour meurtre, mais ça ne veut pas dire que je ne devrais pas faire de prison. Si je devais être arrêté et inculpé, alors soit, je ferais la peine à laquelle ils me condamnent », a-t-il ajouté. « J’ai passé l’appel, mais on peut aussi pointer du doigt la personne qui a tiré, ou celle qui a donné l’adresse », a-t-il poursuivi.

« Je trouve les alertes à la bombe plus fun »

Force est d’admettre que Tyler Barriss a le profil type d’un délinquant. « J’adore swatter les gamins qui croient que rien ne peut leur arriver », a-t-il avoué. .Son casier judiciaire est déjà assez chargé. Toujours en décembre dernier, il a été à l’origine d’une autre affaire de swatting à Calgary, au Canada.

Voici une phrase qu’il a postée peu de temps avant son arrestation : « je trouve les alertes à la bombe plus fun et plus cool que les swats, et j’aurais dû m’y tenir ».

Pour précision, Tyler Barriss également été inculpé de « fausse déclaration » et de « mise en danger de la vie d’autrui ». Il comparaîtra de nouveau vers la fin du mois de janvier.

Ces fausses-alertes peuvent parfois coûter cher à collectivité. D’après Brian Krebs, un expert en la matière, le bilan des dégâts environne généralement les huit mille euros.

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