Web

T-Mobile G1, premier téléphone sous Androïd et grosse déception…

Ah, Google Androïd… Pour un peu, on en aurait presque autant entendu parler que Duke Nukem Forever. Même que nous avons été nombreux à nous demander s’il sortirait un jour. Alors c’est certain, nombre de blogueurs ont couvert l’évènement et vous devez déjà tout connaître de ses caractéristiques. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez toujours aller lire le billet de Benjamin sur le sujet. Oui, parce que moi, je suis justement là pour le démolir, et pas pour le présenter.

On va essayer d’être ordonné, d’y aller au fur et à mesure et de commencer par le téléphone lui-même. Point positif, vous avez le choix entre l’écran tactile ou le clavier. C’est vrai que parfois, lorsqu’on doit envoyer très vite un message, le tactile peut coincer. Seulement voilà, histoire de pouvoir caser tout ça, on obtient un téléphone avec un sacré embonpoint, de quoi déformer les poches de vos vestes ou de vos jeans, enfin s’il arrive à rentrer dedans. Cela n’a l’air de rien, dit comme ça, mais quand vous courrez toute la journée à droite, à gauche, ce point doit être pris en compte.

Et puis que dire de la prise jack 3,5mm, absente de ce modèle ? Si encore le G1 supportait le Bluetooth A2DP, on pourrait s’en foutre, mais ce n’est pas le cas. Moralité, pour écouter de la musique ou utiliser un kit mains libres, il ne vous reste que la prise mini-USB. Alors d’un côté on veut se la jouer open source et très hype, et de l’autre on se respecte pas les standards. Pour un peu, on aurait presque l’impression d’être pris pour des quiches, hein… Franchement, si ce n’est pas idiot, alors je ne sais pas ce que c’est.



Mais le pire reste à venir… Oui, parce que l’interface utilisateur d’Androïd est à la hauteur de l’appareil lui-même. Fondamentalement laide, même pour ceux qui n’ont aucun goût, on aurait en plus l’impression de se retrouver face à un vieux Windows 3.1 de derrière les fagots. Alors je sais que c’est le début, que le système est tellement ouvert que de nombreux thèmes ne manqueront pas d’apparaître dans les prochains mois, mais il faut avouer que c’est quand même très moyen…

Quand on veut proposer une alternative, lorsqu’on veut convaincre, encore faut-il avoir des arguments en sa faveur. Avec le G1, vous pourrez faire exactement la même chose qu’avec un iPhone, mais avec beaucoup moins de classe. Et maintenant, on le sait bien, l’ergonomie est un point crucial à côté duquel on n’a plus le droit de passer. Pour le moment, Androïd est un paradoxe à lui tout seul. D’un côté, il repose sur les dernières technologies du moment et, de l’autre, son approche date des années 90. Faut bien l’avouer, on a un peu de mal à comprendre…

Maintenant voilà, je n’ai pas encore pu tester l’appareil mais ce qui est sûr, c’est que je ne risque pas de regretter mon iPhone 3G. Surtout que le G1 est tout-de-même proposé à 179$ de l’autre côté de l’océan et qu’il ne sera certainement pas moins cher en France. Pour ce prix, c’est sûr, je préfère largement croquer la Pomme.

Note : Qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit. Je ne crache pas sur le G1 parce que je suis partisan de la Pomme, simplement parce que j’attendais cette sortie depuis plusieurs mois déjà et que je suis vraiment très déçu du résultat.

Note 2 : Ah oui et pendant que j’y suis… Lire « plateforme ouverte » et « Google » dans la même phrase, ça me fait quand même doucement rire. Parce que Google est tout, sauf libre.

Note 3 : Mais non, je ne suis pas de mauvaise humeur, voyons…